Pétrarque (Francesco di ser Petracco, dit Petrarca, en fr.)

Écrivain italien qui vécut au quatorzième siècle (1304-1374). Lorsque Pétrarque était jeune, il fut envoyé à Montpellier pour étudier le droit, après lequel il se rendit à Bologne. Son père avait été notaire à Florence, mais il dut s’exiler en 1311 à Carpentras. Pétrarque rentra à Avignon en 1326 et mena une vie un peu scandaleuse pendant un certain temps (il eut deux enfants illégitimes). Pourtant, un événement changea sa vie : il rencontra Laure de Noves, jeune dame provençale à qui l’écrivain consacra son Canzonière. Pétrarque fit plusieurs voyages pendant sa vie, notamment à Paris, à Lyon et à Liège, mais il séjourna en Provence. Entre ses plusieurs voyages, il entra au service du cardinal Giovanni Colonna, le frère de son ami, Giacomo Colonna, que Pétrarque avait connu à Bologne. Il fut couronné au Capitole en 1341 après son De viris illustribus. Un an plus tard, il eut sa crise, se trouvant apparemment déchiré entre sa foi sincère et son incapacité d’y faire parfaitement correspondre sa conduite. Ainsi Pétrarque quitta-t-il son poste et s’installa-t-il à Fontaine-de-Vaucluse. Il produisit pendant ce temps les De vita solitaria, De otio religioso, Psalmi penitentiales et Secretum meum. Cette dernière œuvre lui était très personnelle et n’était pas destinée à la publication. À cette même époque, Pétrarque s’intéressa considérablement à la politique. En 1342, il écrivit une supplique à Clément VI dans l’espoir de faire rentrer la papauté à Rome et il soutint le concept centralisateur de Rome. En outre, il fut partisan du gouvernement de Cola di Rienzo, le gouvernement populaire. Après un certain temps, Pétrarque se décida à quitter la Provence, entrant au service des Visconti à Milan. Là, il produisit plusieurs travaux : des poèmes en latin vulgaire, ses Familiari et il y commença ses Triomphes, poèmes allégoriques. Il dut se rendre à Venise à cause d’une peste pendant ce temps. Ensuite, il s’installa à Arquà (de nos jours Arcà Petrarca), où il resta jusqu’à sa mort.

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