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Le misogame
MESLANGES.

Le Miſogame, ou Qui hait le Mariage.

Iette aux vents tes ſoupirs ,
verſe aux ondes tes pleurs,
Pouſſe au loin tes ennuis , appaiſe tes dou-
leurs,
Chaſſe tous les penſers de la Dame cruelle
Qui s'eſt moquee ainſi de ton amour fidelle,
Qui t'a ſi longuement d'vn faux eſpoir deceu,
Pour qui tant de trauaux en vain tu as receu.
Tu n'es pas le premier que leur traiſtre malice
A trompé laſchement en payment de ſeruice:
Ce n'eſt que leur coutume, & leurs malins eſprits
A piper & tromper ſont de nature appris.
Vne femme apporta bien & mal en ce monde
Dans la boete1 qui fut de tous les deux feconde:
Mais faiſant tout malheur ſur nos chefs écouler
Laiſſa les biens du Ciel au Ciel s'en reuoler,
Et retint ſeulement ceſte faulſe Eſperance
Qui deçoit en aimant noſtre perſeuerance.
On dit que Promethee (eſprit ingenieux)
Déroba finement le diuin feu des cieux,
Deceuant Iupiter qui s'arme de la foudre:
Lequel ne ſceut en fin pire conſeil reſoudre
Qu'enuoyer ici bas vn autre feu vangeur,
Et ce feu c'eſt la femme engeance de malheur.
Vulcan le forgeron fit de paſteuſe argile
(La poitriſſant en l'eau) cette femme fragile,
Il luy ſouffla d'vn homme & la force & la voix,
Fit ſon viſage beau,bien aimable & courtois,
Tout ſemblable à celuy des hautes Immortelles,

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LIVRE V.
Et des rares beautez des honteuſes pucelles:
Maint ouurage diuers de Minerue elle apprit,
De la blonde Venus mainte grace elle prit
Et les deſirs faſcheux dont les hommes ſe rongent,
Et les ſoings qui ſuiuis l'vn de l'autre s'allongent.
L'homicide d'Argus, Mercure voyager
Fit les trompeuſes mœurs en ſon ame loger,
Luy bailla le mentir & les deuis friuolles:
Apollon luy fit part de ſes belles parolles.
Son corps fut à l'entour par les Graces paré
De maint riche ioyau, de maint carquan doré:
Les Saiſons de l'annee eſtans ſes chamberieres
La couurirent de fleurs & couleurs printanieres:
Mars luy donnant l'orgueil de cruauté l'arma,
Et du nom Grec apres Pandore on la nomma,
Pource que tous les Dieux vn preſent luy donnerent,
Dont tant de malheurtez au monde foiſonnerent.
Iupiter l'enuoya par ſon courrier2 en don
Au ſot Epimethé, qui receut le guerdon
Du larrecin du feu, & n'eut pas ſouuenance
Qu'autrefois Promethé luy auoit fait defenſe
D'accepter les preſents du fils Saturnien.
Apres l'auoir receu trop tard il connut bien
Qu'il tenoit ſon dommage en repentance vaine:
Car les hommes deuant ſouloyent mener ſans peine
La file de leurs ans : Depuis ils vont paſſant
Leurs iours en mille ennuis ſoudain enuieilliſſant.
Donc heureuſe pour toy penſe la deſtinee
Qui tranche le lien du promis Hymenee:
Vieilleſſe & mariage en effet ne ſont qu'vn,
Nous les voulons tous deux par vn deſir commun:

MESLANGES.
Puis quand nous les tenons en noſtre iouiſſance
Faſchez nous en ſentons vne aſpre deplaiſance.
Si du ioug des maris tu eſtois arreſté
Repentir te feroit frere d'Epimethé,
Bien que tard connoiſſant que ta vie fatale
Seroit au labyrinth d'vn recourbé Dedale.
La femme eſt vne mer, & le mari Nocher
Qui va mille perils ſur les ondes chercher,
Et celuy qui deux fois ſe plonge au mariage
Endure par deux fois le peril du naufrage.
Le haut ſon enroüé des clerons & haubois,
Tant de bruit d'huis ouuerts, tant de confuſes voix,
Tant de feux eſclairans comme à des nuicts obſcures
N'eſt-ce vn commencement de tempeſtes futures?
Cent tempeſtes il faut à toute heure endurer
Dont la mort ſeulement peut l'homme retirer.
Soudain au meſme inſtant qu'vne eſpouſe on a priſe
On eſt ſi bien lié qu'on pert toute franchiſe.
L'homme ne peut rien plus faire à ſa volonté:
La riche auec orgueil force ſa liberté,
La pauure rend du tout ſa vie miſerable,
Car pour vn il conuient en mettre deux à table.
Celuy qui laide femme ha dedans ſa maiſon
N'ha plaiſir auec elle en aucune ſaiſon:
La belle ſeulement au mari ne peut eſtre,
Les voiſins comme luy tâchent à la conneſtre.
Elles paſſent le iour à ſe peindre & farder,
Elles ne font ſinon leur face regarder
Au cryſtal d'vn miroir conſeiller de leur grace,
Depites ſi quelque autre en beauté les ſurpaſſe.
Puis quand le mal Ialoux enfanté de Soupçon

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LIVRE V.
Vient troubler leur courage en diuerſe façon,
Lors épriſes du feu d'ardante Ialouſie
Sont pires qu'aux Enfers la plus noire Furie:
De leurs cris aiguiſez elles rempliſſent l'air,
Elles font çà & là force plaintes voler,
Regardant de trauers leur œillade eſt felonne,
On voit peint ſeur leur face vn effroy de Gorgonne3.
Bref, la Dame eſpouſee eſt vn malheur treſgrand,
Et celuy qui au ſort vne meilleure prend
Ne tire plus qu'vn autre en cela dauantage
Sinon qu'il eſt fourni d'vn plus petit dommage.
Cet animal reſemble à ces baſtons à feu
Qui n'eſtans point fourbis ſe roüillent peu à peu
Et ſeruent mal vn maiſtre: Ainſi que la campagne
Fertile en beaux épics, rien apporter ne dagne
Alors que ſon gueret du ſoc n'eſt renuersé:
S'il eſt trop longuement en pareſſe laiſsé
Il ne produit que ronce & mauuaiſes racines,
Qu'hyeble4, qu'aubifoin5, que chardons & qu'épines.
Ainſi la femme engendre & noiſes & debats
Si ſon deſir ardant ne tente les combats,
Et ſi l'homme ſouuent en ſon champ ne s'exerce
Labourant & ſemant d'vne peine diuerſe.
La mer, le feu, la femme auec neceſsité
Sont les trois plus grands maux de ce monde habité:
Le feu bien toſt s'eſteint, mais le feu de la famme
Soudain, brulant, ardent, iamais n'eſtaint ſa flame:
Elle brule de ſoin, nous faiſant deſſeicher,
Et fait vieilleſſe promte en ieuneſſe approcher.
Le Fils Saturnien6 qui peut de toute choſe
Iouïr à ſon plaiſir comme ſon cœur diſpoſe

MESLANGES.
Bienheureux de tout poinct, maiſtre de tous les dieus,
Encores n'a-til pas ſa Iunon aux beaux yeux
Libre de facherie : Et cette fiere eſpouſe
Eſmeut mille debats, de ſon mari ialouſe.
Qui ne ſçait les trauaux qu'à Latone elle offrit,
Et combien de fureurs l'Inachide7 en ſouffrit ?
Et maint autre qu'auoit doucement ambraſſee
Ce Dieu par qui la foudre eſt d'enhaut elancee,
Qu'aigrement puniſſoit de Iunon le courroux?
Pourtant Homere eſcrit que Iupin8 à tous coups
La banniſt hors du ciel, & qu'il la tient penduë
Bien ſouuent au milieu de l'air & de la nuë.9
Ainſi dans les Palais d'or & d'argent garnis
Arriuent comme ailleurs des debats infinis:
Et bref qui veut paſſer en miſere ſon âge
Forgeron de ſon mal s'embaraſſe en meſnage.
Hermites, qui griſons en cheueux mal pignez
De grands rochers ſans ame eſtes accompagnez
Qui ne vous diſent mot, qu'heureuſe eſt voſtre vie
Si elle eſt comparee à cette tyrannie !
Que vous eſtes heureux, Chartreux, qui conſommez
Loin d'elles vos beaux ans en vn cloiſtre enfermez,
Qui ne les voulez voir & relauez la place
Comme contaminee où leur allure paſſe!
Si vous ne gouſtez point aux plaiſirs de Venus,
Auſsi vous ſont les cris & ſoucis inconnus
Qu'on ſouffre en mariage, & n'auez à toute heure
Vn malheur au coſté qui pendu vous demeure
Cinquante & ſoixante ans : Et toutefois à fin
Que noſtre genre humain ne prenne entiere fin
Ains l'vn ſuccede à l'autre, il faut qu'on ſe marie.

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LIVRE V.
O Dieux qui vous paiſſez d'immortelle Ambroſie
Que vous vendez bien cher cette immortalité !
Il falloit que de vous l'enfant fuſt acheté
Par preſens attachez aux piés de vos Images:
Ou puis que de nous ſeuls vous receuez hommages,
Et que ſeuls nous dreſſons des temples & autels
Pour dire vos honneurs : vous deuiez Immortels
Nous bien-heurer vn peu plus que les autres beſtes
Qui n'adorent vos noms de ſolennelles feſtes:
Et tout à coup nous faire en grandeur paroiſſans
Comme les Myrmidons dans les Cheſnes croiſſans,
Sans contraindre nos iours à ce mal neceſſaire,
Neceſſaire d'autant qu'on ne s'en peut defaire.
Les oyſeaux par les bois ſont plus heureux que nous:
Ils ſe vont mariant ſeulement au temps doux
Vne fois l'an ſans plus en la ſaiſon nouuelle,
Tout le reſte volans bien loin de leur femelle,
Bien loin de leurs petits, libres parmi les champs
Et parmi les foreſts ioyeuſes de leurs chants!
Or celuy qui voudra d'vn enuieux courage
Ma fortune outrager, d'Hymen ſente la rage:
La Concorde iamais n'approche de ſon lict,
Les Eumenides ſœurs trois filles de la Nuict
Le ſeruent à la chambre auec vn œil farouche,
Et luy dreſſent l'appreſt de ſa premiere couche:
Et qu'au ſoir de la nopce en lieu de gais flambeaux
En branlent de fumeux arrachez des tombeaux:
Sur le haut de ſa chambre vn Chahuan10 ſe plante,
Et d'vne longue voix en effroy l'épouuante.
Telle de mon haineux ſoit la punition:
Vne femme, ains Megere11, horrible paſsion,

MESLANGES.
Enceinte de ſerpens à l'entour de la teſte,
Bruyante plus aigu qu'vne noire tempeſte,
Le rende furieux comme Oreſte agité,
Et qu'il ſoit en ce poinct ſans repos tourmenté.

Noms propres

Apollon appelé aussi Phébus (en gr. Phoibus le Brillant)

Fils de Léto et de Zeus et frère jumeau d’Artémis, il est dieu grec de la lumière, du chant, de la raison, de la musique et de la poésie. Décrit aussi comme dieu à l'arc et flèche, il punit et détruit le méchant. Une légende notoire raconte que quatre jours après sa naissance, Apollon tue au tir à l'arc le dragon, Python, qui avait poursuivi sa mère en route pour Délos.

Argos

  • Argos. Fils de Zeus et de Niobé qui a fondé la ville du même nom.
  • Argos (Panoptès). L’épithète Panoptès qui voit tout témoigne de l’apparence physique de ce personnage : Argos est un géant à cent yeux, cinquante ouverts et cinquante fermés. Lorsqu’Héra lui demande de surveiller Io, Argos s’endort en entendant la musique de la flûte d’Hermès. Ensuite, celui-ci lui tranche la tête, et Héra sème les yeux du mort à la queue de son paon.
  • Le chien d’Ulysse dans l’Odyssée.
  • Argos, Wikipédia l'encyclopédie libre (12 août 2009), Los Angeles, Wikimedia Foundation, Internet, 1er octobre 2009. http://fr.wikipedia.org/wiki/Argos.
  • Argus ou Argos (chien), Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.
  • Argus ou Argos (prince), Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Dédale (en gr. Daidalos)

En mythologie grecque, Dédale était un architecte, sculpteur et inventeur athénien. Exilé pour le meurtre de son neveu Talos, Dédale se réfugia en Crète chez Minos le roi de Cnossos. Le roi aurait chargé Dédale de construire le célèbre Labyrinthe pour enfermer le Minotaure.
  • Dédale, Wikipédia l'encyclopédie libre (12 août 2009), Los Angeles, Wikimedia Foundation, Internet, 1er octobre 2009. http://fr.wikipedia.org/wiki/Dédale.
  • Dédale en gr. Daidalos, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Homère (en gr. Homêros)

Poète grec très illustre qui aurait écrit l'Iliade, épopée racontant quelques journées de la guerre de Troie et l'Odyssée, suite de la première décrivant les ventures du héros Ulysse après la guerre. Ses œuvres ont eu une grande influence sur la poésie épique, de l’Énéide de Virgile aux autres histoires à travers les âges.
Il existe beaucoup de mystère autour du poète : Homère pourrait être un homme ou même des hommes. Selon l’historien grec Hérodote, qui fut le biographe le plus ancien du poète, Homère serait né aux environs de Smyrne (aujourd’hui la ville d’Ismir) au IXe siècle av. J.-C. Pourtant, plusieurs autres villes, comme Chios, soutinrent avoir donné le jour au poète. Homère aurait voyagé beaucoup dans le monde méditerranéen après avoir mené une école de rhétorique. Il aurait passé les dernières années de sa vie à réciter ses épopées devant un public très grand. Il serait mort à Ios, île de la mer Égée.
  • Homère, Encyclopédie Universalis (2009), Paris, Encyclopædia Universalis, Internet, 1er octobre 2009.
  • Homère en gr. Homêros, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Hyménée (en gr. Humenaios)

  • Dieu romain, fils de Vénus (Aphrodite) et de Bacchus (Dionysos). Dans l’antiquité, Hyménée présidait au mariage. Les Athéniens en particulier l’invoquèrent souvent, non seulement dans des noces, mais également dans d’autre fêtes.
  • Le cri poussé lors du banquet de noces.
  • Hyménée, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.
  • Hyménée, Wikipédia l'encyclopédie libre (12 août 2009), Los Angeles, Wikimedia Foundation, Internet, 1er octobre 2009. http://fr.wikipedia.org/wiki/Hymen.

Io

Selon la mythologie grecque, fille ou descendante d'Inachos qui était jeune prêtresse d'Héra à Argos. Après que Zeus séduisit Io, il la transforma en génisse pour éviter les soupçons de sa femme Héra de son infidelité. Néanmoins, Héra, ne se laissant prendre à cette ruse, éxigea de Zeus qu'il lui consacrât la génisse et, ensuite, elle la mit sous la surveillance d'Argus, géant à cent yeux. Zeus somma Hermès de tuer Argus ainsi réussissant à libérer Io, mais Héra infligea à la génisse un taon qui s'attacha à ses flancs. L'insecte rendit Io si furieuse qu'elle traversa toute la Grèce et passa le Bosphore (passage de la vache) pour enfin arriva en Égypte où elle accoucha d'Épaphos. Elle reprit finalment sa forme originelle et regna en Égypte où l'on identifia à la déesse Isis.
  • Io, Le grenier de Clio (2001-2008), Mythologica.fr, Internet, 29 juillet 2011. http://mythologica.fr/grec/io.htm.
  • Io, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Junon (en lat. Juno)

Déesse de la nature dans la religion romaine, Junon représentait la féminité. Junon et Jupiter, son frère de la même mère Rhéa ainsi que son époux, sont considérés comme divinités primordiaux qui constituent deux des trois figures dans la triade capitoline (Jupiter-Junon-Minerve).
Les grecs hellénisèrent Junon et la renommèrent Héra. Ils lui attribuèrent le rôle de protectrice du mariage et des femmes mariées.
  • Héra en gr. Hêra, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.
  • Junon en lat. Juno, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Jupiter

D’autres noms : Stator (qui arrête), Elicius (qui fait le foudre) et Feretrius (qui frappe). L’équivalent du dieu grec, Zeus, Jupiter, fils de Saturne, est le roi des dieux considéré comme divinité primordiale faisant partie de la triade capitoline (Jupiter-Junon-Minerve) dans la mythologie romaine-italique. Jupiter gouverne le ciel, les éléments météorologiques (tonnerre, foudre) et la lumière du jour. Ainsi il est souvent représenté avec les emblèmes de l'éclair, du trône et du sceptre.
D'un esprit licentieux, Jupiter prit maintes amantes, cependant, seulement sa sœur jumelle Junon conquit son cœur. Après plusieurs tentatives de la courtiser, il réussit finalement à gagner sa main en se transformant en coucou mouillé pour exciter la sympathie et l'affection de la déesse. Ainsi leurs noces marquèrent le premier mariage du monde.
  • Hera / Junon, Le grenier de Clio (2001-2008), Mythologica.fr, Internet, 19 juillet 2011. http://mythologica.fr/grec/hera.htm.
  • Jupiter, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.
  • Zeus / Jupiter (3/4), Le grenier de Clio (2001-2008), Mythologica.fr, Internet, 19 juillet 2011. http://mythologica.fr/grec/zeus3.htm.

L'Iliade

Épopée grecque dont l'auteur prétendu est Homère. L'Iliade exerça une influence importante sur la poésie épique, de l’Énéide de Virgile aux œuvres plus récentes. Cette épopée raconte quelques journées de la guerre de Troie. , le personnage principal, dirige les Achéens contre les Troyens après l’enlèvement d’Hélène par Pâris.
  • Homère, Encyclopédie Universalis (2009), Paris, Encyclopædia Universalis, Internet, 1er octobre 2009.
  • L'Iliade en gr. Ilias, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Léto

Dans la légende grecque, Léto, nommé Latone par les Romains, était une titanide dont l'union avec Zeus la fit mère d'Apollon et d'Artémis. Son histoire d'amour avec Zeus attisa la fureur d'Héra, future épouse de celui-ci. Par conséquent, Héra persécuta Léto afin qu'elle ne pût pas accoucher des jumeaux. Finalement, Zeus fit transporter Léto à Ortygie, une île désolée et flottante où, après neuf jours, Léto parvint à donner le jour à ses enfants par la clémence d'Ilithye, déesse des naissances. En célébration de la naissance d'Apollon, dieu de la lumière, l'île d'Ortygie fut renommée Délos (la Brillante).
  • Léto, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.
  • Léto / Latone, Le grenier de Clio (2001-2011), Mythologica.fr, Internet, 29 juillet 2011. http://mythologica.fr/grec/leto.htm.

Mars

Dieu romain de la guerre, de la végétation, du printemps et de la jeunesse. Selon la légende, il est fils de Junon et de Jupiter et le père des jumeaux Romulus et Remus, qu'il aurait eus de son union avec Rhea Silvia.
Dans la mythologie grecque, il représente toujours le dieu guerrier mais il est renommé Arès. Fils de Zeus et d’Héra et un des douze Olympiens, il est connu non seulement pour ses combats mais aussi pour ses nombreuses aventures avec la déesse Aphrodite (Vénus).
  • Arès / Mars, Le grenier de Clio (2001-2008), Mythologica.fr, Internet, 16 février 2010. http://mythologica.fr/grec/ares.htm.
  • Mars, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Mercure (en lat. Mercurius)

Dieu du commerce, du profit et du voyage qui sert aussi de messager des autres dieux dans la mythologie romaine. Assimilé au dieu grec, Hermès, Mercure représente également l'habileté et la ruse.
  • Hermès, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.
  • Mercure, Wikipédia l'encyclopédie libre (12 août 2009), Los Angeles, Wikimedia Foundation, Internet, 1er octobre 2009. http://fr.wikipedia.org/wiki/Mercure_(mythologie).
  • Mercure en lat. Mercurius, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Minerve (en lat. Minerva)

Déesse romaine appartenant à la triade capitoline (Jupiter-Junon-Minerve), Minerve équivaut à la déesse grecque Athéna. Celle-ci est la déesse guerrière et la déesse de la raison ainsi que la déesse de l’intelligence, s’occupant de la littérature et des beaux arts et protégeant les sciences. Elle est d’habitude associée à la chasteté, d’où l’épithète Athena Parthenos.
Selon la tradition, Jupiter avala son amante Métis de peur que l'enfant qui naîtrait de Minerve ne le détrônât. Un jour, pris par un mal de tête violent, Jupiter quémanda à Vulcain de lui fendre le crâne, d'où sortit Minerve tout armée.
  • Athéna, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.
  • Athéna / Minerve, Le grenier de Clio (2001-2008), Mythologica.fr, Internet, 24 février 2011. http://mythologica.fr/grec/athena.htm
  • Minerve en lat. Minerva, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Myrmidons (en gr. Murmidones)

Selon la tradition grecque, comme l’île d'Égine manquait d’hommes par suite d'une peste, le roi Éaque pria son père Zeus de repeupler l'île déserte, ne demandant pas plus de sujets que le nombre de fourmis sur le chêne sacré qu'il avait consacré à son père. Zeus exauça sa prière en métamorphosant tous les fourmis sur l'arbre en guérriers, ainsi créant les Myrmidons. Le fils d'Éaque, Pélée, amena une partie des Myrmidons dans la Phthiotide en Thessalie. En outre, c'était sous le commandement d'Achille que les Myrmidons démontrèrent leur vaillance à la guerre de Troie.
Selon le Dictionaire critique de la langue française (1787-88), myrmidon était un terme péjoratif qu'on appelait un [j]eune homme de petite tâille et de peu de considération; ou, [un] homme qui s'oublie, et qui veut le disputer à des persones qui sont au-dessus de lui.
  • Mirmidon, Jean-François Féraud: Dictionaire critique de la langue française (1787-88), The ARTFL Project, Department of Romance Languages and Literatures, University of Chicago, Internet, 12 août 2010.
  • Myrmidon, Biographie universelle, ancienne et moderne: Partie mythologique, Paris, L.-G. Michaud, 1833, t. 55. Google livres, Internet, 2 août 2011.
  • Myrmidons n. m. pl. - en. gr. Murmidones, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Méduse

L'une des Gorgones, dont le regard et la tête avaient la vertu de changer en pierre tous ceux qui la regardaient.
  • Méduse, Émile Littré : Dictionnaire de la langue française (1872-77), The ARTFL Project, Department of Romance Languages and Literatures, University of Chicago, Internet, 24 août 2009.

Oreste (en gr. Orestês)

Descendant de la famille condamnée des Atrides selon la légende grecque, Oreste naquit de l’union d’Agamemnon (roi de Mycènes et d’Argos) et Clytemnestre. Lorsque sa sœur Électre lui expliqua les détails de la mort de son père, Oreste tua sa mère ainsi qu’Égisthe, son complice et amant. En conséquence, les Érinyes, divinités grecques venant de l’Enfer, poursuivaient Oreste sans cesse. Or, l’Aréopage, conseil politique, l’acquitta. Ensuite, Apollon purifia Oreste et l'envoya chercher la statue d'Artémis en Tauride pour le délivrer définitivement de sa démence. Sain d'esprit, il se maria avec Hermione, fille de Ménélas et d’Hélène, et devint éventuellement roi de Mycènes, d'Argos et de Sparte.
  • Oreste, Le grenier de Clio (2001-2007), Mythologica.fr, Internet, 7 mars 2011. http://mythologica.fr/grec/oreste.htm
  • Oreste en gr. Orestês, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Pandore (en gr. Pandôra)

Selon Les Travaux et les Jours d’Hésiode, dans la mythologie grecque, Pandore fut la première femme créee par des dieux. Zeus lui confia une jarre mystérieuse et puis l'envoya aux hommes pour les punir car Prométhée avait donné aux hommes le feu des dieux. Épiméthée se maria avec Pandore, malgré qu’il eût promis à son frère Prométhée de refuser tout cadeau de la part de Zeus. Curieuse, Pandore ouvra la jarre d'où tous les maux se déclenchèrent sur la Terre.
  • Pandore, Wikipédia l'encyclopédie libre (26 janvier 2011), Los Angeles, Wikimedia Foundation, Internet, 26 janvier 2011. http://fr.wikipedia.org/wiki/Pandore.
  • Pandore en gr. Pandôra, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Prométhée (en gr. Promêtheus)

Titan, fils de Japet et de Clyméné), frère d’Atlas et d’Épiméthée. Considé comme champion de l'humanité, il vola le feu à Zeus pour le donner aux mortels. Zeus, pour punir Prométhée de son crime, l'enchaîna au sommet du Caucase où tous les jours un aigle mangeait son foie qui repoussait sans cesse. Selon une autre légende, Zeus punit toute l'humanité du crime de Prométhée en créant la femme Pandore qui introduisit les maux, le travail acharné et la maladie dans le monde. Ainsi, la tradition grecque attribue à Prométhée un rôle central dans l'histoire des débuts de l'humanité.

Saturne (en lat. Saturnus)

Saturne, fils du Ciel et de la Terre, obtint le droit de régner à la place de son frère Titan à condition qu’il dévore ses enfants mâles pour que la succession revienne aux héritiers de Titan. L’épouse de Saturne, Rhéa arriva à sauver ses fils Neptune, Pluton et Jupiter en les cachant. Ce dernier finit par détrôner son père. Saturne, devenu simple mortel, se refugia dans le Latium en Italie. Son règne fut un âge de paix, où l’égalité entre les hommes s’établit. Pour rappeler la mémoire de cet âge heureux, on célébrait à Rome les Saturnales.
En grec, Saturne est désigné sous le nom de Cronos, c'est-à-dire le Temps, qui consume toutes les années qui s'écoulent, comme Saturne consumait ses enfants. Saturne est communément représenté comme un vieillard courbé sous le poids de l’âge, tenant une faux à la main. Il est souvent associé à la mélancolie. Pour limiter ses pouvoirs, Jupiter l'a soumis au cours des astres qui sont comme ses liens, d’où le nom de la planète Saturne.
  • Saturn, Dicoperso (2003-2009), Dicoperso.com, Internet, 4 mars 2010. http://www.dicoperso.com/term/73,5,xhtml
  • Saturne en lat. Saturnus, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Sthéno

Dans la mythologie grecque, une des trois gorgones, créatures laides et malfaisantes dont le seul regard puisse tuer.

Vulcain (en lat. Vulcanus)

Fils de Jupiter et de Junon et l'époux de Vénus, Vulcain fut le dieu romain du feu, dont l’équivalent grec est Héphaïstos, de qui il obtint ses traits principaux ainsi que ses légendes.
Selon la légende grecque, pour punir l'humanité pour avoir volé le feu du Ciel, Jupiter ordonna aux autres dieux de créer la première femme, Pandore, qui introduirait les maux, le travail acharné et la maladie dans le monde. C'était Vulcain qui modela Pandore en argile, lui donnant la forme des déesses.
  • Vulcain, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.
  • Vulcain (mythologie), Wikipédia l'encyclopédie libre (2 février 2011), Los Angeles, Wikimedia Foundation, Internet, 9 février 2011. http://fr.wikipedia.org/wiki/Vulcain_%28mythologie%29.

Vénus

Déesse romaine de la végétation et des jardins. À partir du -IIe siècle, elle fut assimilée à Aphrodite grecque acquérant ses attributs de la beauté, de l'amour et des plaisirs. C'est ainsi que la déesse attira plusieurs amants, parmi lesquels Vulcain, Mars et Jupiter. Comme déesse grecque, Vénus est parfois appelée Cythérée, surnom accordé à Aphrodite alors qu'elle fut portée à l'île de Cythère après sa naissance.

Épiméthée (en gr. Epimêtheus)

Titan, fils de Japet et de Clyméné), frère d’Atlas et de Prométhée. Selon la mythologie grecque, malgré l'avertissement de Prométhée de refuser tout cadeau de la part de Zeus, Épiméthée se maria avec Pandore, la première femme créée par Zeus pour punir toute l'humanité du crime de Prométhée, qui a donné aux mortels le feu des dieux. De cette manière, Pandore déclencha les maux, le travail acharné et la maladie dans le monde.
  • Épiméthée en gr. Epimêtheus, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Érinyes (en gr. Erinues)

Divinités grecques de l’Enfer que les Romains ont plus tard assimilées aux Furies, elles symbolisent les lois du monde moral, et punissent tous ceux qui les transgressent. Alecto (l'Implacable), Tisiphone (Celle qui fait châtier le meurtre) et Mégère (L'Ensorceleuse) sont dépeintes typiquement avec une chevelure de serpents et un corps ailé ; elles portent souvent des fouets et des torches. Elles punissent leurs victimes en les rendant fous. Les Érinyes sont appelées également les Euménides (les Bienveillantes), nom euphémique attribué aux déesses lorsqu'elles ont cessé de pourchasser Oreste après son acquittement du crime de matricide.
Voir aussi Erennis.
  • Erinnyes, Le grenier de Clio (2001-2007), Mythologica.fr, Internet, 28 janvier 2010. http://mythologica.fr/grec/erinnyes.htm.
  • Érinyes n. f. pl. -en gr. Erinues, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.
  • Leeming, David, éd., Eumenides, The Oxford Companion to World Mythology, Oxford University Press, 2004. Oxford Reference Online, Internet, 2 août 2011.

Notes

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