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Complainte des mal mariez

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La Complainte des Mal Mariez avec l’Enfer des Amoureux.
Le tout mis par dialogue fort plaisant et recreatif pour resjouyr les mélancholiques.

Le Perdu, Virgile, Mome.
LE PERDU.
Virgile, puisque vous m’avez amené et conduict jusques icy où est Cerbere, il me suffit : Mome me sçaura bien informer de tout le demeurant ; vous avez assez parlé avecques Dante, escoutez-vous un peu : car, c’est autre chose de parler poëtiquement ou en poëte, et avec doctrine, autre de parler naturellement avec plaisir, et autre avec moquerie.
VIRGILE.
Puisqu’il vous plaist ainsi, qui est venu tant d’années après moy, je le veux bien. Or sus, Mome, que te semble de ceste rouë faite d’hommes, en sorte que là où l’un a la teste l’autre a les pieds, laquelle est estenduë sur terre, et tourne peu à peu parforce de l’eau, de la tempeste et des neiges, aussi aisement que fait une plume qui voltige en l’air quand il y a du vent. Dy donc viste, Mome, et touche-moy aussi un peu de cette lune qui est au milieu, entens-tu?

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MOME.
Ceux-là sont les mal mariez et les mal mariées, auxquels est monstréela lune au fond du puits; iceux s’estans trompez es une les autres sont condamnez à faire la rouë, tant qu’il plaira à celuy qui gouverene tout.
VIRGILE.
C’estoit une grande charge de prendre une femme en mon temps.
LE PERDU.
Par avanture, la charge est encore aujourd’hui plus grande ; qui la prend belle, c’est bien souvent pour le commun ; qui la veut layde, il porte bientost la penitence de son peché ; si elle n’est ny belle ny layde, elle ne me plaist pas. En faisoit-on ainsi de vostre temps?
VIRGILE.
Encore pis.
LE PERDU.
Je croy que cette marchandise n’est pas propre à beaucoup de gens, pour ce que c’est grande charge. Il faut de beaux accoustremens, or, argent, pierre precieuse ; il faut un grand train de chambrieres à la queuë, il faut mille besognes pour la maison, et faire son compte d’avoir toutes les nuicts une corneille aux oreilles et le jour les tenir pendantes et en suspens.
VIRGILE.
C’est la paresse de vous autres.
LE PERDU.
Il est vray, pource ce que c’est la coustume, qui est mauvaise et fascheuse, il faut prendre la femme que l’on nous baille, sans sçavoir si elle est lunatique, si elle est rioteuse, si elle est superbe et puante, et nous en faut endurer encores qu’elle soit vitieuse et pleine d’ordure. Si je doy tenir quelque chose pour un peu de temps, comme vous pourriez dire un cheval, je le veux bien voir pour n’estre trompé, je veux bien connoistre un serviteur, je veux bien adviser un vase et le toucher, pour sentir s’il est cassé, devant que de l’acheter, et je suis contrainct,

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ô malheur! de prendre à la vollée, et sans la cognoistre, celle avec laquelle il me faut demeurer toute ma vie; et qui a faict et ordonné telles choses? ce ne sont pas les femmes, mais les hommes; les hommes, dis-je, se sont liez et assujettis d’eux-mesmes.
MOME.
Ce seroit bien faict de chastier les hommes en tout et partout.
LE PERDU.
Je me ris de ceux qui s’esmerveillent de ce romain qui avoit chassé et répudié sa femme, et qui lui disoient : Frère, vous avez tort d’avoir renvoyé vostre femme, qui estoit belle, chaste et riche : auxquels il respondit : Personne que moy-mesme ne sçait ce que plus me fait mal.
VIRGILE.
C’estoit là une autre sorte de mal marié.
LE PERDU.
N’est-ce pas chose terrible, qu’ayant une femme louche, boîteuse, bossuë, sourde (de muettes on n’en trouve point), galleuse et du tout contrefaite, il ma la faut tenir et garder, de maniere que tant plus elle a de maux, et tant pis et pour moy, et me faut prendre patience.
MOME.
Je chastieray bien en enfer ceux-là qui prennent femme pour le bien, et qui s’accouplent avec ces monstres, et puniray bien aussi les femmes, quoyque elles fussent belles, qui se lient à si grand prix et sommes de deniers.
VIRGILE.
Encores que l’un et l’autre fust laid et difforme, il n’y auroit supplice que je ne leur donnasse.
MOME.
Ce seroit bien fait.
LE PERDU.
Voyez donc le leger chastiment que l’on donne à une partie de mal mariez, d’estre

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ainsi estendus en terre avec leurs femmes près d’eux, en la maniere que j’ay dit, pieds contre teste, ayant la pluye, la neige et la tempeste sur le dos, et tournans incessamment. A quelle occasion fait-on cela ? Je pense qu’il ne sera ayse de l’entendre de ce present. D’avantage quand ils tournent ainsi, Cerbere leur abboye, de sorte que si la rouë ne tournoit si viste et avec telle force, il leur bailleroit de bonnes dentées.
MOME.
Tant y a que ces pauvres malheureux sont tourmentez estans en vie, et quand ils sont morts aussi ; au moins s’ils n’avoient leur mal auprès d’eux.
LE PERDU.
Je ne sçay que dire ; si tu la prends belle, c’est un blanc où chacun vise et jette l’œil, chacun souspire pour l’amour d’elle ; les jeunes mignons et muguets passent par devant elle pour gagner son amitié, les riches luy envoyent des maquerelles avec promesses, les gallans et gentils avec services, les poëtes avec parolles qui pourroient vaincre le ciel et non seulement une femme. L’un éguise son esprit de çà, l’autre de là, tant qu’ils trouvent ce qu’ils veulent : car ils font tant de carmes, qu’il est force qu’elle fasse le saut pour quelqu’un ; la libéralité fait vertu l’or et le diable a dos, et fait rage, la jeunesse plaist, la beauté n’est à despriser. Un homme ne suffit pas, de maniere que, quand j’y pense, il n’y a morceau qui couste plus à mâcher et à avaller que cestuy-là.
Semper habet lites alienaque jurgia lectus
In quo nupta jacet: minime dormitur in illo.
La noise, les propos, la tempeste et la rage
Acccompagnent souvent le lict du mariage :
Le repos y est court.

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VIRGILE.
Tu as bien du sçavoir, et pourtant ne te pensay-je perdu du tout.
LE PERDU.
Une femme douce et benigne est admirable.
MOME.
Et une femme mauvaise et cruelle ?
LE PERDU.
Elle est pire que feu et poison, et certainement toute sorte de femme a quasi un contrepoids de bonté. Si elle est chaste, elle est arrogante, et te propose à tous les coups ce qu’elle a de bon ; si elle est riche et noble, elle ne fait point compte de toy, et desprise le monde; si elle est belle, il en advient comme dessus.
MOME.
O pauvres maris mal-arrivez.
LE PERDU.
Si elle est meschante, et que tu n’en sçaches rien, tu es moqué de ceux qui te congnoissent, et si tu ne le sçais ; il te faut rougir de honte là où l’on parle de ta femme ; chasse-la d’auprès de toy, tu as tousjours une marque sur le visage et une pensée au coeur.
MOME.
Y a-il plus bel enfer que cestuy-cy?
LE PERDU.
Donne liberté à la mauvaise femme, tu verras où tu seras logé. Tiens-la de court, et puis tu me sçauras à dire comme vont les affaires. Sois jeune, et prens une femme vieille, et puis après parle à moy. Sois vieil, et me prens une femme jeune, tu verras comme tu auras la teste rompuë.
VIRGILE.
Je ne sçaurois que dire autre chose, sinon que Dieu te la vueille donner bonne.
MOME.
Mais il faut dire plustost que Dieu me la garde des amoureux ; car il n’y a autre soucy au monde, ny de plus grands ennemis pour surprendre une telle proye.
Heu facinus : non est hostis metuendus amanti.
Quod credis fidos, effuge torus eris.

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O le meschef, il ne faut que l’amant
De l’ennemy ayt peur aucunement.
En seureté veux-tu passer ta vie ?
Evite ceux auxquels ton coeur se fie.
VIRGILE.
Par ma foy, tu allegues à ta poste et fantaisie. Dy-moy plustost ainsi :
Casta est quam nemor rogavit,
At sit rusticitas non vetat, ipsa rogat.
S’elle n’a de nul esté requise,
De chasteté peut prendre la devise,
Mais si n’estoit honte qui la retient
Faire autrement qu’aux femmes n’appartient,
Ne doute point qu’elle ne priast l’homme.
LE PERDU.
O combien se font de mariages sottement ! O que nostre vie est bestialle ! Le mariage est une chose saincte et bonne; mais combien tire-il après lui de mauvaises circonstances. O qui pourroit voir partout ! Il y a bien certains signes generaux pour cognoistre les secrets ; mais n’est pas assez ; comme si l’on voit quelqu’un hanter avec un medecin ou plusieurs : c’est un signe qu’il n’est pas sain ny dispos ; si l’on demande une femme ou un homme et que l’on devise continuellement de quelques affaires particulieres, fay conte que la chevre cloche et soit boîteuse de quelque pied en après ; il le faut voir. J’estime le marié bien fol, quand il tient la femme paillarde, et abandonne la pudique.
MOME.
Vrayment, c’est un grand fol.
LE PERDU.
Je trouve encore une grande peine de laisser le gouvernement à sa femme ; celuy qui ne fait ainsi, s’il n’est un sot, est en un continuel purgatoire : oste-luy le gouvernement, te

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voylà du tout en enfer. O les hommes heureux, qui font une mesme chose avec leurs femmes, une âme, une volonté, une pensée, un coeur, une vie et un esprit. On ne prend point aujourd’huy une femme, on ne se marie point aujourd’huy pour fuir et éviter fornication ; mais pour courir tous après la luxure ; on ne se met point en menage pour demeurer en paix et pour avoir enfans ; mais pour toucher deniers, avoir argent et vivre en continuelle guerre. Allez par toutes les maisons, et espluchez bien toutes les familles, vous n’en trouverez gueres qui vivent en repos, en plaisir et en paix ; mais la plus grande partie grondent comme chiens, vivient de rage en table, se battent par la maison, et se rongent le corps et l’âme dedans le lict, avec les dents de vilenie et d’injures. Voudriez-vous un enfer plus grand qu’une telle discorde en une maison ? Bienheureuse soit la fille de Marc-Caton, laquelle, ayant perdu son mary, n’en voulut point d’autres, disant qu’elle en prendroit un autre, mais qu’elle en trouvast un qui l’aimast plus que son bien 1; la première chose que l’on demande aujourd’huy, c’est le bien.
MOME.
La femme naturellement est fine, subtile, laquelle met, je m’en asseure, son coeur à effect là où elle ayme et où elle hait, et volontiers execute son dessein, quand elle est bien certaine qu’on l’a prise pour son argent : car je croy qu’elle n’est pas trop contente, si la coustume ne la condame.
LE PERDU.
Qui considereroit bien toute chose, ne se lieroit jamais avec une femme, pource qu’il faut quelquefois faire de l’aveugle avec elle, de l’insensé, et bien souvent du sourd. Il

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faut plaider la dot, craindre le mauvais visage des parens, ne respondre à toutes les parolles de la belle-mere, et faire estat d’avoir perdu toute liberté. Chacune de ces choses est suffisante pour serrer la bride à tous les desirs du monde.
MOME.
Diogene vouloit qu’une belle femme fust un temple basti sur un lieu infect, et cest autre fol de Pythagore luy adjoustoit les larmes, une douleur, l’autre de tromperie. O les mauvaises gens!
LE PERDU.
Pour dire la vérité, il fault que celuy qui est marié et qui a une femme, use et se serve de miel et d’huyle ; autrement qu’il fasse son compte d’avoir un diable à la maison. Mais, où sommes-nous arrivez ? quel rondeau est-ce icy ? quel monde est-ce que je voy là à genoux devant Sathan ?
VIRGILE.
Ce sont les âmes des mal mariez. Mome, dy, en cet endroit, ce qu’il t’en semble ; mais devant toute autre chose, je veux sçavoir si tu es ce Mome ancien.
MOME.
Ouy, je suis cestuy mesme ; mais je suis retourné plusieurs fois au monde, et en mourant ay esté par tous ces lieux icy : car autrement je n’en pourrois pas donner aucune raison.
VIRGILE.
Voilà qui va bien.
MOME.
Selon les sectes que je faysois, je m’en alloys où j’estois condamné ; j’ay esté quelquefois aux Champs-Elysées, aucune fois deçà, aucune fois delà.
VIRGILE.
Dy-moy un petit ton opinion sur ce tournement ?
MOME.
Qui sait mieux que c’est que vous ?
VIRGILE.
Toy-mesme par aventure, qui estant

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mort et rené tant de fois, es retourné en ce lieu plus souvent que moy. J’ay desjà veu et escrit comme j’estoys en vie.
Quaesitor Minos urnam movet, ille silentum,
Consilium quae vocat, vitasque et crimina discit.
C’est-à-dire :
Minos juge en questeur, mouve et mine la cruche,
Assemble les esprits et là les âmes huche,
Pour esplucher leur vie, et sçavoir d’un chacun
Les crimes et mesfaits.
MOME.
Je suis content d’en dire mon opinion : ces nues tournent et s’environnent continuellement, de maniere qu’à mesure que les âmes des mal-mariez viennent, elles sautent en ces nues, où elles sont condamnées pour un certain temps, et selon les pechez commis au mariage ; les nues se deffendent par dessous, et vont droit au milieu, qui est le monde ou la terre ; ainsi ces nues viennent à plouvoir, et les mariez renaissent. C’est pourquoy l’on dit en fait d’espouse : Si elle vient d’en haut, on ne la sçauroit fuir. Voylà donc comme les bien mariez ou mal mariez sont pour un certain temps ès nues, et pus retournent au supplice.
VIRGILE.
Jusques icy la chose est vraysemblable.
LE PERDU.
Je veux aussi en dire mon advis.
MOME.
Non pas pour le present.
VIRGILE.
Mais, il vaudra mieux que ce soit à ceste heure.
LE PERDU.
Je ne vous la veux pas dire, pource que je ne peux, et neantmoins suis-je contrainct de la dire. Parquoy laissez-moy seul, et vous re-

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tirez de ce cercle : car je veux estre seul pour dire quelque chose des mal mariez.
LE PERDU, Seul.
Ceux-là ne sçavent ce qu’ils disent : j’en veux dire ma ratelée aussi bien qu’eux, et faire sortir des amoureux ordinaires et des mariez, pour faire voir une autre sorte de mariage et d’amours. Il faut donc faire un bon fondement ; c’est chose certaine et veritable, que toute damoiselle et chacun jeune homme est contrainct quelquefois d’aymer, et pour ceste cause ne sçauroit-on parler de femme, ny d’homme qui n’ayt esté aymant ; je ne dy pas amoureux, pource que je fais grande difference de l’amoureux et de l’aymant. Par quoy, comment appelleray-je ces espousailles ? Je veux parler tout seul, espoux et espouse, et puis je viendray à declarer et monstrer, qu’entre ces amans et ces mariez, il y a plusieurs sortes de liens, je n’en sçais pas le nombre ; mais j’en diray quelques-uns, parlant en homme de bien et chrestien. Et voylà pourquoy j’ai bien voulu laisser un peu à part Virgile et Mome, sçachant bien qu’ils feroient grandes merveilles, qu’ils s’estonneroient beaucoup de ce que je veux dire, en faisant distinction du mariage spirituel et charnel. Le premier charnel fut fait en paradis entre Adam et Eve, et pour ceste cause est-il à bon droit. Sacrement de l’Eglise Dieu l’ordonna.
Voylà donc le premier privilege ; il fut fait et ordonné au temps d’innocence, et le premier célebré. Celuy qui est véritablement amateur de Dieu, se met dans les bras de sa bonté, et, en ce cas, le prie d’estre celuy qui fasse celebrer telles noces ; celuy, dy-je, qui ayme Dieu, en son innocence, sans aucun peché, vient à sa vierge es-

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pouse, comme l’espouse vient au mary. Ainsi la premiere fois se cognoit que le mariage a esté tres-chaste. Mais, où sont les chastes espoux ? Ils ne sont pas en ce monde ; mais bien y sont ceux-là qui de leur corps ont fait une sentine de luxure, et qui se sont abandonnés à la paillardise. Voilà les espoux, qui sont venus en la puissance de Satan : voilà ceux lesquels, manifestans leur orde et deshonneste vie, sont mis en la nuë de la confusion de peché, la face contre bas, à ce qu’elle, estant indigne du ciel, ne puisse s’eslever à la contemplation du grand mystere de Dieu. Certainement celuy qui a l’âme maculée, ou souillée, est digne d’un lieu offusqué et mal net. Le semblable ayme tousjours son semblable ; la chaste ayme la chasteté ; l’ivrogne le vin ; l’avare l’argent, et le charnel ou luxurieux ayme les putains. Les esprits immondes demanderent à nostre Seigneur un lieu immonde, à sçavoir le corps d’un pourceau, où ils voulurent entrer, pource qu’à tels esprits estoit convenable telle chair. Les chrestiens, qui ne sont de vie chaste et vertueuse, mais orde et deshonneste, sont dignes d’un lieu sale et deshonneste. Le premier qui rompit le sainct mariage, la premiere occasion, dy-je, de le rompre, fut la gourmandise, la luxure et l’orgueil, qui mit le serpent en paradis devant Eve et Adam. La gourmandise est entrée la premiere, la luxure surprit la gourmandise, et l’orgueil et pompe après. A quoy faire, à quelle fin tend cela ? ô chrestiens ! Les nopces de Tobie ne furent telles ; l’espouse ne va pas ainsi temerairement vers le mary : mais avec oraison fut chassé le diable, avec jeusne la luxure eslongnée , avec le fiel rosti sur le vif brasier

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L’amour des enfans doit estre le feu, pour consommer le fiel et l’amertume de l’affection charnelle, on doit se preparer et aller au sainct mariage avec la creature de Dieu. A ces saincts banquets et festins, il n’y avoit point de danses et bals tels que nous voyons maintenant, non asseurement ; ils sont cause de maux infinis, comme on peut voir par Hercule, qui commit si grand mal et tromperie par le moyen des dances , des banquets et festins. Ainsi, voyez-vous que, selon que ce font plusieurs festes et nopces, la vie des espoux s’en suit de mesme, tellement que la plus grande partie a entendu depuis à une vie deshonneste et luxurieuse licence et liberté, deviennent putains et paillardes. Trouvera-t’on aujourd’huy une Susanne qui s’expose à la mort plustost que d’endurer aucune infamie ou violer le sacré mariage ? Montrez-moy aujourd’huy une Lucrece ? Les hommes se devroient entierement appliquer à la loy que Dieu leur a donnée, et s’estudier bien : que l’on blasme ou corrompe la femme d’autruy ; mais nous sommes esprits d’enfer, nous voudrons estre des pourceaux, pour nous vautrer continuellement et sans cesse en la fange et bourbier des plaisirs charnels, et de toute sensualité. Est-il pas escrit, que l’homme n’ait à separer ce que Dieu a uny et conjoinct ? O âmes deshonnestes, obéissantes à Satan, vous estes à genoux devant luy, vous estes condamnées d’aller aux nuës en la confusion du peché ; personne n’en doute, personne ne le void ny cognoist, et pour ceste cause je parle seul, car mon propos ne servira non plus que paroles perdues, pource que nul ne m’entend. L’homme n’a plus la puissance de donner son corps en proye aux

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putains, pource que son espouse en est dame et maistresse, et pareillement n’est-il à la femme de s’adonner à un autre qu’à son mary. Ah! malheureux siècle; ah ! vie desbordée des hommes qui sont entrez en si grandes tenebres, tournoyans entre les nues, qu’ils ne cognoissent Dieu, ny eux-mesmes ; il n’y a pas sacrement plus grand que cestuy, et pour ceste cause l’espoux delaisse pere et mere pour adherer à sa femme, et son deux en un ; ce mystere ne se peut diviser non plus que la divine union. On doit tousjours avoir devant les yeux une telle conjonction avec la craincte de Dieu, afin de monter au ciel, et ne doit le mary consentir à sa femme, ny la femme à son mary, aucune chose qui soit contre l’honneur de Dieu, de peur qu’ils ne tombent en tenebres infernales. Voyez ce qui advint à Ananie et à Saphire, qui n’avoient sainctement estrainct et serré le nœud du divin mariage, pour ce qu’elle consentit à son mary de tromper les Apostres, au moïen de quoy il encourut incontinent après la mort. Je pourroys bien parler encore d’un autre mariage (à sçavoir du divin), qui fut fait entre la divinité et l’humanité, et le pourrois confirmer par l’escripture des Prophetes et de l’Evangile ; mais n’est pas icy le lieu et endroit propre pour en parler. Je laisseray à traiter de telle matiere à nostre Elevé en sa Karesme, œuvre admirable, qui s’imprima tous les jours. Je viens donc à ce grand mystere, à ce grand mariage d’entre la saincte Eglise et Jésus-Christ, fait en sa nativité, par la predication, lequel a esté contracté par les miracles, et accompli par la saincte Cene, où il se donne pour sacrement. Et servent de tesmoignage bien suffisant de ce mariage les grands

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mysteres du Sainct-Esprit, qui a illuminé tous les Apostres, et a faict sentir et cognoistre par tout le monde la celebration de se divines et sacrées nopces. Ceux-cy ont esté espousez à la Foy, à l’Esperance et à la Charité, fille de Dieu et de l’Eglise. Les saincts evesques ont succedé aux Apostres, desquels le chef est le Pape, comme sainct Pierre l’estoit des Apostres. Voicy, chrestiens, où nous devrions nous adresser, pour nous tourner à Dieu nostre pere et la Saincte Eglise romaine nostre mere, pource que nous sommes enfans d’icelle, sans prendre le chemin d’enfer. La foy est nostre espouse : comme nous sommes certifiez par la bouche du Prophete Osée, chapitre onziesme. Mais nous traictons mal ceste nostre espouse : pource que la plus part de nous a commis adultere, et que nous sommes accostez des putains, et adherens à l’infidelité, à l’heresie et aux mauvaises œuvres. Comment est traittéé chacune espouse (afin de parler ainsi qu’hommes qui avons besoin de toute chose terrienne), en paillardant avec nostre serve, pour le faire court. Toutes les choses créées ont esté soubmises à Adam, et, par consequent, à nous autres enfans d’Adam, au moïen de quoy chacune vient à estre nostre servante et esclave. Et nous, comme pauvres et chetifs, de maistres sommes faicts serviteurs, et nos serviteurs sont faicts maistres. La charité, l’esperance et la foy, qui nous sont baillées pour espouses, sont laissées derriere, et nous embrassons la servante, qui est la charnalité, qui nous apporte pour dot l’enfer tout ainsi que celuy de charité est paradis. Toute chose créée est faite pour nous servir, et neantmoins nous en faisons nostre maistresse et luy obéissons.

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Celuy qui est affamé de l’or et de l’argent s’est marié à l’avarice, a laissé sa charité. Le sensuel s’est conjoint par adultere avecques la luxure, et a laissé la chasteté en arriere. Le puissant repose et dort continuellement avec l’arrogance, et ne veut cognoistre l’humilité. Où sont les hommes qui gardent et tiennent la sobriété en la maison ? Chacun fait sa roine , non pas son espouse, de la bouche, et, par ainsi, tout le monde paillarde. La charité est seule, seule, vous dy-je, et n’a qui la prenne pour espouse : elle ne donne, pour dot, un douaire, les plaisirs vains et caducqs, les tresors fallacieux, ny les pompes hautaines ; mais humilité, amour et bonté ; elle ne cherche aucune chose en la perte ou dommage d’autruy, elle ne veut rien d’autruy, et se contente du sien. Allez chercher une telle espouse entre les marchands, voyez si vous la trouverez entre les religieux ; mais seroit-elle point entre les escolliers, en la maison des mariez, en celle des gentils- hommes, ou ès palais des grands seigneurs ? O chrestiens mal mariez, vous avez prins la servante, et vous estes conjoincts avec vostre esclave : l’enfer sera vostre dot. Qui sera celuy qui prendra la foy pour espouse ? Il n’y en aura gueres qui la voudront, pource qu’ elle est, comme dit saint Paul aux Hebreux, onziesme chapitre, substance des choses qu’il faut esperer, et argument des choses non apparentes. Dante escrit semblablement au vingt-quatriesme chapitre de son Paradis :
Fede è sustanzia di cose sperate,
Ed argomento delle non
parventi ; E questo pare a me sua quiditate.
De ce que l’on entend la Foy est la substance

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Et l’argument de ce dont n’y a apparence :
Voylà ce que je tiens et pense de la Foy
Les hommes charnels ne cherchent pas une telle dot ; ils veulent les choses visibles qui se touchent, et ne veulent pas entendre autrement les grâces et faveurs. Qui espousera l’Esperance? Regardez si vous entendrez dire à quelqu’un : Je la prendray, pource qu’il ne faut regarder aux choses fausses du monde ; c’est pourquoy David dit au psaume trente-cinquiesme : Bienheureux est l’homme duquel nostre Dieu est l’esperance, et qui n’a regardé aux vanitez et folies du monde. Il n’est pas besoin de dire autre chose de la Charité, d’autant que personne ne la cognoist, ou bien peu. Advisez comment les hommes la voudront pour espouse, puisqu’elle endure et supporte toute chose, elle ne se resjouyt point des choses iniques et malfaits ; mais elle se plaist en la verité. Sainct Paul escript aux Corinthiens, chapitre huictiesme : La charité est benigne, elle n’est point enflée de gloire. Il n’y a personne qui se veuille joindre à ceste espouse qui est parfaicte. Les hommes donc ayment les choses qui leur sont dommageables, et qui causent honte et ruyne : ils ayment l’or qui est chose prejudiciable, il ayment la gourmandise qui est leur ruyne et ayment luxure qui est leur honte et vitupere : ces trois espouses leur sont propres, et non pas les trois autres. Celuy qui ayme par lasciveté demeure en Babilonne, en la confusion de ce siècle ; qui au contraire ayme spirituellement, habite en Hierusalem et vient à jouyr de l’amour de Dieu, en un tel lieu de paix. Ceste vie amoureuse conduit au paradis, et l’autre en enfer. Sainct Augustin affirme cela sur le psaume

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trente-quatriesme, quand il dit : Duas civitates, duo faciunt amores: Hierusalem facit amor Dei, Babiloniam facit amor seculi . C'est-à-dire, deux amours ou amitiez font deux villes et citez: l'amour de Dieu fait Hierusalem, et l'amour du siecle fait Babilonne; le nombre en est infiny: mais il n'y en a gueres qui demeurent en Hierusalem, pource que les espouses d'une si heureuse patrie sont la Foy, l'Esperance et la Charité, personne n'en veut. Mais les hommes n'acquierent gueres d'honneur de cest amour qui est nourry en la confusion, de manière que Petrarque dit fort bien:
Quel che i' fo, veggio; e non m'inganna il vero
Mal conosciuto, anzi mi sforza Amore,
Che la strada d'onore
Mai no lassa seguir, chi troppo il crede.
Je voy ce que je fay, le vray est apparence,
Et duquel mal congnu je n'ay point d'asseurance,
Ne me deçoit jamais: d'amours je suis contraint,
Qui ne laisse celuy que trop à luy s'estaint,
Ou qui le croit par trop, oncque suivre la voie
D'honneur et de vertu, pource qu'il le devoie.
De ces amans éhontez ne se plaisent, ny delectent en la douce et gratieuse partie du ciel; mais, en la mer, precipice d'enfer, l'amour charnel n'a en soy aucune douceur, mais tout amertume....
Qu'est'è colui che il mondo chiama Amore,
Amaro come vedi, e vedrai meglio
Quand fia tuo, come nostro, signore.
C'est-à-dire:
C'est celuy qui du monde est appelé Amour,
Amer comme je voy, tu le verras un jour
Bien mieux quand il sera, ainsi qu'à nous, ton maistre.

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Ceux-là qui voudront estre parfaits amans se feront citoïens de Hierusalem et non pas en Babilonne. Qui aime bien et croit, ne peut faillir d'estre heureux: car d'une si parfaite amitié ne peut proceder que tout bien, ne plus, ne moins, que de l'autre on voit journellement arriver tout malheur. Aussi ne peuvent pas deux amours resider en un coeur, non plus que nos yeux ne peuvent regarder, tout à la fois, le ciel et la terre. L'amour de Dieu, non pas celuy du diable, doit estre le nostre, qui est bien tres-parfaict, comme dit Dante au vingt-sixiesme chapitre de son Paradis:
Chè il bene, in quanto ben, come s'intende,
Cosi accende Amore, e tanto maggio,
Quanto più di bontate in sè comprendre.
Dunque all'essenza, ov'è tanto avvantaggio,
Chi ciascun ben che fuor di lei si trova,
Altro non è che di suo lume un raggio.
C'est-à-dire: en suyvant le sens du poëte, sans m'astreindre à traduire mot à mot:
L'anour divin est un bien en effect
Tres-merveilleux bien d'autant plus parfaict,
Que de bonté il est remply sans nombre;
Tout autre bien, qui est prins autrement,
Ou qui ailleurs assied son fondement,
De cest amour n'est seulement qu'une ombre.
Je congois plusieurs hommes qui sont mariez à la vertu, lesquels sont desprisez de ceux qui se sont conjoincts à l'ignorance; car ils sont laissés en arriere, et n'ont pas le loyer qu'ils meriteroient bien à cause de leur vertu. O la grande faute, qu'aujourd'huy il faille que la vertu soit imprimée et le vice eslevé, veu qu'on devroit

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faire tout le contraire. Il en advient autant à ceux qui ont de bonnes parties, arts et sciences, auxquels il advient bien avec le temps; quand le monde les cognoist, et quand il les a perdus, il regrette une si grande perte d'hommes excellents. J'ay des amis qui sont parfaicts en leur art, et neantmoins, n'estans congneus et s'estans retirez du lieu où ils n'estoient en estime, autre part ils se sont donnez à cognoistre, et ont monstré ce qu'ils sçavoient, au moïen de quoy les hommes qui ont fait telle perte se sont fâchez et ont cogneu trop tard leur faute.
VIRGILE.
Si nous attendons que tu acheves, nous serons bien à loisir.
MOME.
Qu'est-ce que tu as tant causé et jargonné tout seul?
LE PERDU.
Que sçay-je? moy; je me playgnoys du mal universel des hommes d'aujourd'huy.
MOME.
Tu n'as gueres à faire; plains-toy de tos-mesme.
LE PERDU.
Je laisseray ceste charge aux autres de se plaindre de moy; mais, où somme-nous arrivez en une grande obscurité, et ne m'en suis aperçeu tant que je sois entré en icelle. Que voilà un grand cercle, et tout d'hommes qui roulent des pierres, avec cest autre petit de femmes, qui en roulent d'autres à l'encontre.
VIRGILE.
quand vous aurez interpreté la pluye, la tempeste et la premiere obscurité, où sont les hommes et femmes pieds contre teste, en la rouë des mal mariez, alors pourrez-vous entendre ceste autre chose que vous voyez des amans.

Noms propres

Adam

Dans les traditions juive, musulmane et chrétienne, Adam fut le premier homme, créé par Dieu et mis dans le Paradis terrestre (Éden). Dieu créa également une femme, Ève, à partir de la côte d'Adam, ainsi représentant le mariage comme l'union de l'homme et de la femme en une seule chair.
Selon la tradition, Ève, tentée par Satan, qui avait pris la forme d’un serpent, encouragea Adam à manger le fruit défendu ; ce péché originel, qui pèse sur toute l’humanité, provoqua Dieu à chasser les deux du Paradis. Ève et Adam eurent trois fils, Abel, Caïn et Seth. Le premier livre de la Bible, la Genèse, raconte l’histoire du premier homme et de la première femme sur la Terre.
  • Adam, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Ananie et Saphire

Aussi : Sapphire
Dans son livre de la Bible, Saint Luc parle d’Ananie, un homme qui a fraudé sur le prix de son champ en le vendant, et qui a donné les biens aux apôtres. La femme d’Ananie, Sapphire, savait la vérité mais demeurait les lèvres fermés sur le secret. À la découverte de ce fait, Saint Pierre demande à Ananie pourquoi il a formé un si malheureux dessein, lui signalant aussi qu’il avait menti non seulement aux apôtres, mais à Dieu. En entendant ceci, Ananie mourut subitement. Sapphire fut également frappée par le châtiment de Pierre.

Apôtres

Les douze disciples de Jésus : saint André, saint Barthélemy, saint Jacques le Majeur, saint Jacques le Mineur, saint Jean, Judas l’Iscariote (remplacé par saint Matthias), saint Jude, saint Matthieu, saint Philippe, saint Pierre, saint Thomas, saint Simon le Cananéen.
Saint Paul, connu comme l'apôtre des gentils fut aussi disciple de Jésus.
  • Apôtres, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Babylone (en sémitique Bab-lli la porte du dieu, dans la Bible Babel)

Ancienne ville mésopotamienne qui se trouvait sur l’Euphrate dans le pays contemporain d'Iraq. Existant au moins dès le XXIIIe siècle, Babylone atteignit son apogée comme capitale de l’empire babylonien entre le deuxième et le premier millénaire av. J.-C. La ville de Babylone (Babel) est d’une signifiance religieuse profonde. La Bible, en particulier, représente Babylone comme la personnification de l'orgueil, de la corruption et de la décadence de l'Homme dans le monde temporel, ceux qui menèrent la ville à sa propre ruine.
  • Babylone, Encyclopédie Universalis (2009), Paris, Encyclopædia Universalis, Internet, 1er octobre 2009.
  • Babylone en sémitique Bab-lli la porte du dieu, dans la Bible Babel, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.
  • Babylone (symbole), Wikipédia l'encyclopédie libre (4 mars 2011), Los Angeles, Wikimedia Foundation, Internet, 14 avril 2011. http://fr.wikipedia.org/wiki/Babylone_%28symbole%29.

Caton d'Utique (en lat. Marcus Porcius Cato)

Caton d’Utique était, comme son arrière-grand-père Caton l’Ancien, un homme politique romain. Il vécut de -93 à -46 av. J.-C. Pendant sa vie, il défendit la République avec une férocité stoicienne. Il lutta avec Cicéron contre Catilina, contre Crassus, César et contre Pompée, mais il devint finalement l’allié de ce dernier. Après la mort de Pompée, Caton continua de mener la guerre en Afrique. Lors de la défaite de son armée à Thapsus en -46, il se suicida.
  • Caton d'Utique en lat. Marcus Porcius Cato, Le Petit Robert : Dictionnaire illustrédes noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Champs Élysées

Dans la mythologie grecque, les champs Élysées étaient une espèce de paradis dans les Enfers où les gens demeuraient si les dieux jugèrent qu'ils aient mené une vie vertueuse.

Christ (Jésus) (en lat. Christus)

Les catholiques disent le Christ, les protestants souvent Christ, sans article. Figure centrale de la religion chrétienne, pour laquelle le Christ, c'est-à-dire le Messie, l'Oint du Seigneur, c'est Jésus (Jésus-Christ). Il s'identifie avec le Messie annoncé diversement par les prophètes de l'Ancien Testament (Daniel, VII, 13 ; Isaïe, XI, 1-9 et LII-LIII ; Zacharie, IX, 9), mais le royaume qu'il instaure n'est pas de ce monde (Jean, XVIII, 36). Il est le fils de Dieu annoncé par Jean-Baptiste (Jean, I, 33). Dieu incarné, il possède les deux natures, homme et Dieu (ce point a soulevée plusieurs hérésies), ce qui fait de lui l'intercesseur, le lien entre les hommes et Dieu. Il a souffert sur la croix et il est mort pour le salut des hommes, compromis depuis la faute d'Adam. Il est donc le Rédempteur et le Nouvel Adam.
  • Christ en lat. Christus, calqué sur le grec khristos qui traduit l'hébreu mashiah (d'ou messie) « oint », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Dante, dit Durante Alighieri

Dante naquit à Florence en mai 1265. Pendant sa vie, il fut un poète, écrivain et homme politique. Sa famille florentine fut très illustre. Le jeune poète fut marié à Gemma, fille de Manetto Donati, lorsqu’il était encore un adolescent. Lorsque Dante n’avait que treize ans, sa mère mourut, et son père, cinq ans plus tard. On ne sait pas beaucoup concernant l’éducation de Dante ; il étudia à Florence suivant les renseignements de l’école francisquine à Santa Croce et aussi, ceux de l’école dominicaine. Pendant ce temps il connut Guido Cavalcanti, poète florentin. Il s’intéressait particulièrement à la poésie toscane alors que celle-ci était influencée par l’école sicilienne. Ce fut également à cette époque que Dante découvrit les ménestrels.
En 1274, Dante rencontra Béatrice Diguidine lorsqu’elle n’avait que neuf ans. Lorsqu’il la rencontra une deuxième fois, elle avait 19 ans, et il tomba vite amoureux de cette jeune femme, épouse de Simone de Bardi. Cet amour est décrit dans son œuvre la Vita Nuova, ainsi que la crise qui suivit la mort de Béatrice en 1290. Il faut signaler que certains se doutent de l’existence de Béatrice, disant qu’elle n’était qu’une personnification de la théologie pour Dante.
Dante fut également très actif politiquement, accomplissant plusieurs missions politique et participant aux expéditions contre les gibelins, partisans de l’empereur, d’Arezzo, de Bologne et de Pise. Dante, par contre, fut un guelfe passionné (partisan du pape). En 1300, il fut nommé prieur de Florence. À cette époque-là, pourtant, les guelfes étaient divisés en deux groupes : les Noirs soutenaient la politique papale de Boniface VIII et les Blancs optaient plutôt pour l’autonomie de Florence. Dante soutenait ces derniers, et fut ainsi condamné au bûcher par le podestat Cante Gabrielli de Gubio quelques années après que les Noirs furent victorieux.
Ainsi Dante mourut-il en exil.
Traités :
  • De vulgari eloquentia
  • Il Convivio
  • De Monarchia
Poésie :
  • La Divine Comédie
  • Rimes (recueil dont Dante est probablement l’auteur de la plupart des poèmes)
  • Vita Nuova
  • Dante (Durante Alighieri, dit), Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.
  • Dante Alighieri, Encyclopédie Universalis (2009), Paris, Encyclopædia Universalis, Internet, 30 septembre 2009.

Guillaume Du Vair

(Paris 1556 – Tonneins 1621). Magistrat et philosophe néo-stoïque français, Guillaume Du Vair fut désigné comme garde des Sceaux en 1615. Il produisit des œuvres très remarquées dans le monde philosophique, politique et rhétorique, notamment De la philosopie morale des stoïques (1585), Discours pour le maintien de la loi salique (1593) et Traité de l'éloquence française (1594).
  • Guillaume Du Vair, Wikipédia l'encyclopédie libre (13 juin 2011), Los Angeles, Wikimedia Foundation, Internet, 27 juin 2011. http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Du_Vair.
  • Vair (Guillaume DU), Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Jérusalem (en hébr. Yerushalayim)

La ville de Jérusalem fut construite à l’époque cananéenne. Vers 1,000, elle fut conquise par David, le Roi d’Israël, qui nomma la ville ensuite la capitale judaïque. Sous Titus, la ville fut conquise par les Romains. Ce fut également là où Jésus mourut. En 637, Jérusalem devint une ville sainte islamique, prise par les Arabes. Selon la tradition, le prophète Mahomet se serait levé dans le ciel au sommet du mont Moriah.
Aujourd'hui, Jérusalem est la capitale de la Palestine qui demeure toujours partie d’une intense lutte politique israélo-palestinienne (le nom Israélien comprenant les juifs, les chrétiens et les musulmans) vu qu’elle est un lieu important aux trois monothéismes.
  • Jérusalem en hébr. Yerushalayim la paix apparaîtra en ar. al-Quds, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Livre des Psaumes

Les psaumes sont des prières poétiques composées en plusieurs versets qui font partie de la Bible. Il existe 150 poèmes qui se divisent en cinq livres par analogie avec le Pentateuque. Les psaumes servaient à une fin liturgique et ils sont toujours incorporés dans la synagogue. La liturgie chrétienne en a adopté plusieurs (LI, Miserere ; CXXX, De profundis). En outre, le Psautier a toujours été le livre de L’Ancien Testament le plus utilisé par les chrétiens.
  • Psaumes (Livre des), Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Paradis

Il s’agit d’une partie de La Divine Comédie de Dante, poème qui décrit la descente de l’auteur aux Enfers et son arrivée au Purgatoire par la suite, et après ceci son avènement au Paradis. C’est Béatrice, la bien-aimée de l’auteur, qui le fait passer au Paradis. Là il fait la connaissance des apôtres du Christ, qui laisse passer Dante au dixième des dix ciels que comprend le Paradis.
  • La Divine Comédie en it. La Commedia, puis La Divina Commedia, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Porcia Catonis

Fille de Caton d’Utique, Porcia épousa son cousin Brutus, l'assassin de Jules César. Elle se suicida après avoir appris que son mari s’était donné la mort (-42 av. J.-C.).
  • Brutus en lat. Marcus Junius Brutus, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.
  • Porcia, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Porcia l'Ancienne

(Avant 95 – 46/45 av. J.-C.). Sœur aînée de Caton d’Utique et la tante de Porcia Catonis et de Marcus Junius Brutus. Porcia devint veuve après la mort de son époux, l'homme politique romain Lucius Domitius Ahenobarbus, à la bataille de Pharsale en 48.

Prophète Osée

Prophète d’Israël qui vécut au huitième siècle (v. 780-740). Protagoniste du Livre d'Osée de l'Ancien Testament.
  • Osée, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Prophètes

L’Ancien Testament de la Bible parle de trois grands prophètes : Isaïe, Jérémie, Ézéchiel. L’Ancien Testament parle également de douze petits prophètes (l’on distingue grand de petit selon la longueur des livres qui portent leur nom) : Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie et Malachie. Le Nouveau Testament ajoute Daniel aux trois grands prophètes. Daniel était reconnu comme le premier apocalypticien.
  • Prophètes (Livre des), Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.
  • Testament (Ancien et Nouveau), Encyclopédie Universalis (2009), Paris, Encyclopædia Universalis, Internet, 12 mai 2009.

Pythagore (en gr. Puthagoras)

Mathématicien et philosophe grec, Pythagore vécut au VIe siècle. De nos jours, sa vie demeure mal connue. L’on croit qu’il naquit à Samos et qu’il vécut en Italie, où il fonda des communautés savantes qui propageaient une morale ascétique. Son œuvre nous est également mal connue aujourd’hui : aucun de ses écrits ne reste. Ceci dit, on attribue plusieurs découvertes à l’école pythagoricienne, dont la science principale était l’arithmétique. L’arithmétique de cette école est pourtant loin de celle que nous avons aujourd’hui. Celle-là était liée à la religion et au mysticisme : selon cette école, il existe un nombre entier qui correspond à toute chose. Pythagore exerça ainsi une influence sur la musique : certaines des formes géométriques des figures représentant les nombres sont harmonieuses, et l’harmonie musicale provient d’une mise en place de nombres appropriée. De ce fait, Pythagore provoqua une découverte important acoustique concernant la relation entre une corde vibrante et la hauteur du son émis. On attribue plusieurs autres découvertes à l’école pythagoricienne, notamment celle des nombres irrationnels (qui ne sont pas entiers). Pythagore nous est d’abord et avant tout connu pour le fameux théorème de Pythagore qui nous permet de calculer la troisième côté d’un triangle à partir des deux autres.
  • Pythagore en gr. Puthagoras, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Pétrarque (Francesco di ser Petracco, dit Petrarca, en fr.)

Écrivain italien qui vécut au quatorzième siècle (1304-1374). Lorsque Pétrarque était jeune, il fut envoyé à Montpellier pour étudier le droit, après lequel il se rendit à Bologne. Son père avait été notaire à Florence, mais il dut s’exiler en 1311 à Carpentras. Pétrarque rentra à Avignon en 1326 et mena une vie un peu scandaleuse pendant un certain temps (il eut deux enfants illégitimes). Pourtant, un événement changea sa vie : il rencontra Laure de Noves, jeune dame provençale à qui l’écrivain consacra son Canzonière. Pétrarque fit plusieurs voyages pendant sa vie, notamment à Paris, à Lyon et à Liège, mais il séjourna en Provence. Entre ses plusieurs voyages, il entra au service du cardinal Giovanni Colonna, le frère de son ami, Giacomo Colonna, que Pétrarque avait connu à Bologne. Il fut couronné au Capitole en 1341 après son De viris illustribus. Un an plus tard, il eut sa crise, se trouvant apparemment déchiré entre sa foi sincère et son incapacité d’y faire parfaitement correspondre sa conduite. Ainsi Pétrarque quitta-t-il son poste et s’installa-t-il à Fontaine-de-Vaucluse. Il produisit pendant ce temps les De vita solitaria, De otio religioso, Psalmi penitentiales et Secretum meum. Cette dernière œuvre lui était très personnelle et n’était pas destinée à la publication. À cette même époque, Pétrarque s’intéressa considérablement à la politique. En 1342, il écrivit une supplique à Clément VI dans l’espoir de faire rentrer la papauté à Rome et il soutint le concept centralisateur de Rome. En outre, il fut partisan du gouvernement de Cola di Rienzo, le gouvernement populaire. Après un certain temps, Pétrarque se décida à quitter la Provence, entrant au service des Visconti à Milan. Là, il produisit plusieurs travaux : des poèmes en latin vulgaire, ses Familiari et il y commença ses Triomphes, poèmes allégoriques. Il dut se rendre à Venise à cause d’une peste pendant ce temps. Ensuite, il s’installa à Arquà (de nos jours Arcà Petrarca), où il resta jusqu’à sa mort.
  • Pétrarque (Francesco di ser Petracco, dit « Petrarca », en fr.), Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Saint Augustin (en lat. Aurelius Augustinus)

(Thagiste, auj. Souk-Ahras 354 – Hippone, auj. Annaba 430 ap. J.-C.). Évêque africain, docteur et père de l’Église, Saint Augustin avait un impact énorme et durable sur la théologie chrétienne, la philosophie logique et la théorie du sens. Ses œuvres les plus éminentes sont Les Confessions (397-401), texte autobiographique introspectf sur le voyage spirituel de l'auteur, et La Cité de Dieu (413-427). Les débats suscités par sa conception de la grâce continuent de nos jours; il insista que la grâce du Christ est un don de Dieu et que ce n'est pas à nous de la gagner par nos actes. Le fait que toute l'humanité est tarée par le péché originel et l'importance de la doctrine de la prédestination a fait de la théologie augustinienne le contrepoids de la théologie jésuite en France sous l'Ancien Régime.
  • Augustin (Saint) en lat. Aurelius Augustinus, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Saint Cène

Dernier repas de Jésus, qu’il prit avec les apôtres. Le lendemain fut le martyre de Jésus. Selon Matthieu XXVI, 20-29 ; Marc XIV, 17-25 ; Luc XXII, 14-20 ; Jean XIII, 1-20 et XIV, 1-6, Jésus institua l’Eucharistie pendant ce repas. Ce fut là où eut lieu l’annonce de la trahison de Judas ainsi que la communion. Plusieurs peintres ont créé des œuvres de cette fameuse scène, parmi lesquels : Léonard de Vinci (au réfectoire de Santa Croce, Florence), Ghirlandio (réfectoire d’Ognissanti, Florence), Titien (réfectoire de l’Escurial), Jordaens (Anvers), Andrea del Castagno (Sant’Apollonia, Florence), Dierick Bouts (cathédrale de Louvain), Taddeo Gaddi (réfectoire de Santa Croce, Florence), John Fouquet (Heures d’Étienne Chevalier, Chantilly).
  • Cène, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Saint Paul

Paul naquit à Tarse (ville de l’ancienne province romaine Cilicie en Turquie) environ 5 av. J.-C. Il fut un des douze apôtres du Christ et il travaillait en particulier auprès des non-juifs, ce qui lui a donné le surnom l’Apôtre des gentils. Nous connaissons son travail grâce aux Actes des Apôtres et à ses quatorze Épîtres. Juif fervent, nommé Saül, il commença par lutter contre le christianisme, pourtant, à cause d’une vision du Christ sur le chemin de Damas, il changea d’avis et se convertit. Dès lors, il fit trois voyages missionnaires en Asie Mineure, Macédoine et Grèce pour fonder d’autres communautés proto-chrétiennes. Il fut accompagné pendant ces voyages par les apôtres Barnabé et Marc et par les compagnons Timothée, Tite et Silas. Paul fut arrêté à Jérusalem, incarcéré et ensuite transféré à Rome où, selon la tradition, aurait été exécuté (vers 62 ou 64 ap. J.-C.).
  • Paul (saint), Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Saint Pierre

Dans les Évangiles de la Bible, Pierre est le principal Apôtre. Selon Matthieu XVI, 17, Pierre fut le fils de Jonas ; pourtant, dans le livre Jean I, 42, on le décrit comme le fils de Jean. Ce fut Jésus qui lui donna son nom de Képhas Pierre : Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Église (Matthieu XVI, 18) ; jusqu’alors, Pierre s’appelait Simon et il était un pêcheur sur le lac de Tibériade en Galilée. Pierre fut le premier à suivre Jésus, avec son frère, André. Tout les deux devinrent ensuite des apôtres. Pierre assista à plusieurs miracles religieux et événements majeurs pendant sa vie, notamment la Transfiguration, la Passion et l’arrestation de Jésus. Il vit également le tombeau de Jésus vide, ce qu’il annonça à Marie de Magdala. Par la suite, avec les douze autres apôtres, il assista à l’apparition du Christ dans la grotte. Selon Jean XXI, 15-17, Pierre devint le chef de l’Église de Jésus après la Résurrection. En outre, selon la Tradition Catholique Romaine, il aurait été le premier évêque de Rome. En 64, sous Néron, il fut martyrisé. On attribue à Pierre deux Épîtres canoniques, écrites sous son nom.
  • Pierre (saint), Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Satan (en hébr. ha-sâtân)

Le nom vient du mot hébreu ha-sâtân, qui veut dire l’Adversaire en justice, l’Accusateur, et correspond au mot grec diabolos (accusateur, calomniateur). Dans les traditions juive et chrétienne, Satan fut le chef des démons. Dans le poème épique Le Paradis perdu (Paradise Lost) de John Milton, le poète décrit l’avènement au pouvoir de ce démon. Celui-ci est mentionné dans les livres Zacharie III, 1 ; Job, I et II ; et Apocalypse II de la Bible.
  • Satan en hébr. ha-sâtân, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Tobie ou Tobias

Fils de Tobit et le héros du Livre de Tobie, qui raconte les actes de ce jeune Israélite lors de la déportation à Ninive en 721. Selon l’histoire, Tobie, aidé par un poisson magique, aurait chassé les démons qui tourmentaient Sara. Ensuite, il aurait épousé cette dernière et aurait rendu la vue à son père, qui était aveugle auparavant.
  • Tobie ou Tobias, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Ève

Dans les traditions juive, musulmane et chrétienne, Adam fut le premier homme, créé par Dieu et mis dans le Paradis terrestre (Éden). Dieu créa également une femme, Ève, à partir de la côte d'Adam, ainsi représentant le mariage comme l'union de l'homme et de la femme en une seule chair.
Selon la tradition, Ève, tentée par Satan, qui avait pris la forme d’un serpent, encouragea Adam à manger le fruit défendu ; ce péché originel, qui pèse sur toute l’humanité, provoqua Dieu à chasser les deux du Paradis. Ève et Adam eurent trois fils, Abel, Caïn et Seth. Le premier livre de la Bible, Genèse, raconte l’histoire du premier homme et de la première femme sur la Terre.
  • Ève, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Épître aux Corinthiens

Les deux épîtres intitulées Corinthiens dans le Nouveau Testament ont été écrites par saint Paul. La première épître aux Corinthiens a été écrite à Pâques de l’an 55, 56 ou 57. Dans cette première lettre, Paul traite des difficultés qu’il a rencontrées dans l’Église de Corinthe, par exemple, cas d’inceste, désordres dans la pratique de l’Eucharistie, l’existence des tribunaux païens et des erreurs doctrinales concernant la résurrection. Il répond également à quelques questions posées par les Corinthiens concernant les dons spirituels et la virginité, parmi d’autres. De nos jours, on se fie à l’authenticité de cette première épître aux Corinthiens, vu qu’elle est citée par Clément de Rome et par Ignace.
La seconde épître écrite aux Corinthiens fut produite pendant le séjour de Paul en Macédoine, lorsqu’il pensait à aller à Corinthe pour la troisième fois. Dans cette seconde épître, Paul fait allusion à un deuxième séjour en Corinthe, apparemment pénible (I, 23 et II, 3). Il parle d’une lettre écrite en larmes aux Corinthiens ; l’on croit de nos jours qu’il y aurait eu au moins quatre épîtres écrites à ce peuple, dont deux nous restent. La seconde épître peut être divisée en quatre parties : celle de Paul et de son rapport avec les Corinthiens ; la collecte et les bienfaits en résultant ; discours où il se dresse contre les diffamateurs et ensuite, la conclusion, qui est la quatrième partie.
  • Corinthiens, Encyclopédie Universalis (2009), Paris, Encyclopædia Universalis, Internet, 20 mai 2009.

Épître aux Hébreux

Une épître dans le Nouveau Testament. Elle s'adresse à des chrétiens issus du judaïsme, c'est-à-dire, au sens premier, aux judéo-chrétiens encore attachés à certains usages de la Loi juive. L'église catholique reconnaît l'épître aux Hébreux comme « de filiation paulienne indirecte », mais la critique indépendante en considère plusieurs autres comme des attributions postérieures, notamment les épîtres pastorales et les épîtres catholiques.
L'épître se divise en deux parties. Dans la première partie, Jésus-Christ est décrit comme supérieur à Moïse, il est considéré comme le grand prêtre qui remplace le sacerdoce lévitique et qui établit une nouvelle alliance pour être accepté par la foi (chap. 1-10). Dans la deuxième partie, l'auteur donne des conseils sur la persévérance fidèlement dans la nouvelle alliance (chap. 10 à 13).
  • Épîtres du Nouveau Testament , Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.
  • Épître aux Hébreux, Wikipédia l'encyclopédie libre (5 mai 2013), Los Angeles, Wikimedia Foundation, Internet, 7 mai 2013. http://fr.wikipedia.org/wiki/Épître_aux_Hébreux.

Évangile

Livres saints de la Bible qui contiennent la révélation chrétienne du Christ. Il existe quatre Évangiles canoniques, qui comprennent les premiers livres du Nouveau Testament : ceux d’après saint Matthieu, saint Marc, saint Luc et saint Jean. Les trois premiers parlent des mêmes événements et on les appelle les Synoptiques à cause de leur relation et dépendance entre eux. Le livre de Matthieu comprend 28 chapitres et se concentre sur l’annonce du Royaume chrétien et sur son accomplissement en Jésus Christ. Celui de Marc traite plutôt de la vie adulte de Jésus et a pour destinataire en particulier les chrétiens qui étaient jadis des païens. Le livre de Luc comprend 24 chapitres et transmet la prédication faite par Paul. Le dernier livre, celui de Jean, consiste en 21 chapitres et se distingue des trois autres par son mélange de symbole et d’histoire, témoignant d’une perspective théologique aussi bien que liturgique.
  • Évangile, Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Notes

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Indice aux ressources