Le mariage sous L'Ancien Régime

Ce poème de Joachim Blanchon est une réponse aux « Stances du mariage » de Philippe Desportes (1573), dont il critique la misogynie et misogamie.

STANCES DU MARIAGE
par antithese
à celles de Ph. Des Portes
par Joachim Blanchon.
1583



I

  • De toutes les faveurs dont nous sommes poussés,
  • De tout ce que nos yeux doucement caressés,
  • Peuvent garder d’Aspect, de Grace, et d’avantage,
  • D’Amoureuses douceurs, de Riche utilité
  • De Joye, de Plaisir, et de Felicité,
  • Rien n’approche en vigueur la loy de Mariage.

II

  • Douce et benigne Loy nos ennuis banissant,
  • Qui fertille a produit tout honneur renaissant,
  • De Vertu, de Valeur, et de Gloire suivye.
  • Du repos des humains l'equitable Raison,
  • De deux en une chair la sainte liaison,
  • La source du bon heur, le Myel de nostre vye.
11JOACHIM BLANCHON

III

  • On dit que l'Eternel ayant tousjours tasché
  • De rendre l'homme heureux, a jadis recherché
  • Apres l'avoir fait seul son ymage admirable,
  • Pour le parfait patron d'une sainte amitié
  • De sa Coste animer l'Androgine moitié,
  • A tout le genre humain se monstrant favorable.

IIII

  • Il luy donna la Femme en Compagne ycy bas
  • Pour jouyr en commun de mille et mille esbas,
  • Apportant dans sa main une Palme feconde,
  • Des Semences du bien l'Amitié, et l'Accord,
  • La Grace, la Douceur, la liesse et l'accort,
  • Bref pour douaire elle avoit tout le bon heur du Monde.

V

  • Voyes que le bon Dieu si belle la forma,
  • Que l'homme espris de feu soudainement l'ayma,
  • Pour les rares beautes escriptes sur sa face,
  • Bref tout le Ciel amy de tant de dons usa,
  • Qu'aussi tost qu'il la vid aussi tost l'espousa,
  • Affin de conserver toute l'humaine Race.

VI

  • De la le Mariage heust son commencement,
  • Principe du bon heur de nostre advancement,
  • Abondant en tous biens où l'homme se peult plaire,
  • D'un beau nœud gordien1 deux cueurs entreliant,
  • Que la cruelle Mort seule va desliant,
  • Et nul aultre ne peult aucunement deffaire.
12JOACHIM BLANCHON

VII

  • Il tient soubz son pouvoir l'honneur et la vertu,
  • D'ung eternel soulas2 son corps est revestu,
  • La Paix est à costé, et l'Amour le regarde.
  • Le Nectar et le Miel luy est tousjours congneu,
  • Et ne doit avoir peur d'avoir le front cornu,
  • Car la femme d'honneur communement t'en garde.

VIII

  • Le Dueil, et le Courroux, ne le vont point suyvant.
  • Le plus loyal Amour va son bien poursuivant :
  • Ce sont deux Corps en un, une double Ame unie,
  • Que l'Ouvrier tout puissant a beny de sa voix.
  • Et noz Antecesseurs ont ployé soubz ses loix,
  • D'aultant que de sa Court la Discorde est bannie.

IX

  • Helas grand Jupiter, dans ton Temple azuré,
  • Est il rien de plus beau ou plus d'heur asseuré,
  • Que ce bien souverain ordonné en la Terre ?
  • De quoy pourroit jouyr l'homme plus fortuné,
  • Voire quand il tiendroit un Sceptre coronné,
  • Que de ce doux Repos banissant toute guerre ?

X

  • On parle du sejour où les cœurs sont unis,
  • Où l'on void à plaisir les plaisirs infinis,
  • Les Anges et les Saints, le Celeste avantage,
  • Le Tresor excellent et l'Honneur incompris,
  • Mais je ne puis penser que ce soit rien au pris,
  • Ny qu'il soit Paradis plus beau que Mariage.
13JOACHIM BLANCHON

XI

  • Lier tout desplaisir en obscure Prison,
  • Se voir si bien servy qu'un Roy en sa maison,
  • Jouyr d'une beauté, estre tousjours pres d'elle,
  • Gouster mille baisers, pleins de son succre doux,
  • Avoir de beaux Enfants legitimes à nous :
  • Y a il quelque joye en Paradis plus belle ?

XII

  • Je tais tant de faveurs qui chassent nos ennuis,
  • Tant de jours esgayés, tant de joieuses nuitz,
  • Tant d'esbatz, tant de ris, tant de jeux ordinaires,
  • Que les penser compter, j'aurois plustost getté
  • Le sablon de la Mer à ses bordz rejetté,
  • Ou les brilhantz esclairs des feux elementaires.

XIII

  • Hé donc parmy cest heur, quoy? perdons nous les yeux,
  • Pour ne congnoistre au vray l'influence des Cieux,
  • Fault il que sa douceur ne soit point savourée,
  • Fault il sans la gouster soy mesme se tuer,
  • Sans jouir de son bien, et sans s'esvertuer
  • En ce Vallon mondain qui n'est point de durée.

XIIII

  • Si d'un sommeil de ſer nos yeux estoient pressés
  • La Nopce desdaignant, les Astres courroucés
  • Dedans nostre Tumbeau darderoient leur tempeste.
  • Le jeu des Instrumentz, les Plaisirs renommés,
  • Les Festins preparés, les Flambeaux allumés,
  • N'est ce un presage seur de l'honneur qu'elle appreste ?
14JOACHIM BLANCHON

XV

  • Escoutés ma parolle, ô Jeunes esgarés,
  • Qui dans ce labirinth aveuglement errés
  • Eslongnhés du sentier lequel vous debvez prendre :
  • Espousant femme Riche il se fault asseurer
  • Que tel felicité ne se peult mesurer
  • Nomplus que l'Infini qui ne se peult comprendre3.

XVI

  • Desireuse de biens elle vous fera voir
  • Un Tresor assemblé dessoubz vostre pouvoir,
  • Et en tous vos plaisirs elle se vouldra plaire.
  • Vous jouyrés de l'heur tant et tant desireux,
  • Et monterés au Ciel au renc à4 des bien heureux,
  • Ayant pour vostre appas l'Ambroisie ordinaire.

XVII

  • Si vous la prenez Pauvre elle aura volonté
  • De servir, d'obeyr, comble d'humilité,
  • Et selon vostre sort courra mesme fortune.
  • Elle aura soing de vous d'un debvoir soucieux,
  • Ce que vous semblera luy sera gracieux
  • Et ne sera jamais fierement Importune.

XVIII

  • Si vous l'espouzés Belle, he quel bon heur aussy.
  • L'homme a le cœur de Fer, ou de Roc endurcy,
  • Qui ne tasche à ce bien et de pres n'y regarde.
  • C'est toute la faveur que l'on doibt rechercher,
  • C'est un Ange esgaller pres d'elle se coucher,
  • Et un riche Tresor que de l'avoir en garde.
15JOACHIM BLANCHON

XIX

  • Si vous la prenez Laide, une franche amitié
  • Ne regnera jamais dans son cœur à moitié.
  • Elle aura plus de zele, et de foy vigoureuse.
  • L'œil de vostre voysin ne vous l'envyera,
  • Une Jalouse peur ne vous ennuyera,
  • Bref la Femme par tout se monstre Genereuse.

XX

  • Celluy qui n'a jamais les Nopces esprouvé
  • Ne peult sçavoir au vray quel heur s'y est trouvé,
  • S'il ne sonde l'effet, la cause, et l'origine,
  • Et ne sçauroit juger quel gousta le baiser
  • Qui peult heureusement le mortel embrazer,
  • Embrassant cherement sa fidelle Androgine.

XXI

  • Mille fois Jupiter en l'amour a erré,
  • C'est un Dieu à plaisir des Payens asseuré.
  • On ne doibt des faux Dieux poursuyvre la Brizée.
  • A la Loy des Gentilz il ne fault se renger :
  • Un homme marié ne voudroit pas changer
  • A tout Tresor congneu sa Joye plus prisée.

XXII

  • C'est un cas asseuré qu'il n'est rien dans les Cieux,
  • Qui puisse estre plus beau, plus doux, et gracieux,
  • Ny qui soit plus prisé parmy les choses saintes,
  • Car le grand Dieu vivant dont le Jour n'est exteint,
  • De sa divine voix ordonna nom de saint
  • Au sacré Mariage où deux ames sont ceintes.
16JOACHIM BLANCHON

XXIII

  • La Nopce a ce bon heur qu'elle peult apporter
  • Tout ce que l'Homme peult librement souhaitter,
  • Elle luy rend son Jour Paradis de liesse,
  • Il se trouve en ses liens tant de benignité,
  • Que je ne puis penser qu'aultre divinité
  • Peult maintenir son cœur en si grande allegresse.

XXIIII

  • A l'exemple de Dieu qui doibt estre suyvy,
  • Reveré, honoré, adoré, et servy,
  • A telle saincteté il fault que l'homme aspire :
  • Aux Nopces de Chana il voulust faire honneur,
  • Et de vin en lieu d'eau y fust large donneur,
  • Voire ce nom d'Espoux il se voulust eslire.

XXV

  • O Celeste bon heur en la Terre transmis
  • O sainct Contrat d'Eden5, oblige mes amis,
  • Dessoubz ce seau d'honneur plein d'amour, et de flamme
  • Mon Sang, ma Chair, mes Os, mon Soucy, mon Esmoy,
  • Ma Vye, et mon Appuy, fais ton approche à moy,
  • Le Paradis du monde est d'avoir une Femme.
1. 
[N]oeud qui attachait le joug du char de Gordius, roi de Phrygie, consacré par Midas son fils dans le temple de Jupiter à Gordium ; l'oracle avait promis l'empire de l'Asie à celui qui déferait ce nœud ; Alexandre, n'en pouvant venir à bout, le trancha avec son épée. [...] [C]e nœud, qui attachait le joug au timon, était fait si adroitement, et le lien faisait tant de tours et de détours, qu'on ne pouvait découvrir ni où il commençait, ni où il finissait. C'est pourquoi on employait l'expression « Nœud Gordien » pour indiquer une difficulté qu'on ne peut résoudre. « Noeud », Émile Littré : Dictionnaire de la langue française (1872-77), The ARTFL Project, Department of Romance Languages and Literatures, University of Chicago, Internet, 24 août 2009.
2. 
« Soulas » : s. m. Consolation, allégement.

« Soulas », Dictionnaire de l'Académie française en ligne (1694), The ARTFL Project, Department of Romance Languages and Literatures, University of Chicago, Internet, 18 avril 2011.
3. 
Blanchon est en train de renverser le topos traditionnel où malgré son choix de femme (riche, pauvre, belle, laide), le mari sera malheureux.
4. 
« renc » = « rang »
5. 
Le mariage d'Adam avec Ève.

Phrygie (en gr. Phrugia, en lat. Phrygia)

Ancien pays entre la Lydie et la Cappadoce, aujourd’hui la Turquie, en Asie mineure. Les phrygiens, peuple indo-européen qui tira ses origines de la Thrace ou de la région du Danube, se trouvèrent au centre de l’Asie mineure, ainsi que sur sa partie occidentale. Selon le deuxième livre de l'Iliade, les Phrygiens comptèrent parmi les alliés des Troyens pendant la guerre de Troie.
  • « Phrygie n. f. - en gr. Phrugia, en lat. Phrygia », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.
  • « Trojan War », Wikipédia l'encyclopédie libre (20 février 2011), Los Angeles, Wikimedia Foundation, Internet, 28 février 2011. http://en.wikipedia.org/wiki/Trojan_War.

Midas

Roi de Phrygie vers VIIIe siècle av. J.-C. Lors de son règne, la Phrygie atteignit son apogée au moyen de ses mines d’or et de fer. Pourtant, les Cimmériens mirent fin au royaume lors de leurs invasions après -700.
Le règne de Midas est d’abord et avant tout connu grâce aux légendes populaires. Dans une légende, Midas rend le captif Silène au dieu Dionysos et celui-ci promet au roi de lui exaucer un vœu. Ainsi Midas gagne-t-il la capacité de changer n’importe quel objet ou être qu’il touche en or. Pourtant, après peu de temps, il commence à mourir de soif et de faim à cause du don. De ce fait, il prie Dionysos de l’aider. Celui-ci lui conseille de se baigner dans l’eau de la source du Pactole. De cette façon, la source produit des paillettes d’or.
Dans une autre légende, Midas annonce que Marsyas, satyre, est un meilleur musicien que le dieu Apollon lors d’un concours. Enragé, Apollon change les oreilles de Midas en celles d’un âne. Midas, gêné, se cache les oreilles sous une tiare mais son barbier découvre bientôt la vérité en lui coupant les cheveux. Il dévoile le secret à un trou qu’il a creusé dans le sol ; ainsi les roseaux répètent-ils la vérité compromettante.
  • « Midas », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Jupiter

D’autres noms : Stator (qui arrête), Elicius (qui fait le foudre) et Feretrius (qui frappe). L’équivalent du dieu grec, Zeus, Jupiter, fils de Saturne, est le roi des dieux considéré comme divinité primordiale faisant partie de la triade capitoline (Jupiter-Junon-Minerve) dans la mythologie romaine-italique. Jupiter gouverne le ciel, les éléments météorologiques (tonnerre, foudre) et la lumière du jour. Ainsi il est souvent représenté avec les emblèmes de l'éclair, du trône et du sceptre.
D'un esprit licentieux, Jupiter prit maintes amantes, cependant, seulement sa sœur jumelle Junon conquit son cœur. Après plusieurs tentatives de la courtiser, il réussit finalement à gagner sa main en se transformant en coucou mouillé pour exciter la sympathie et l'affection de la déesse. Ainsi leurs noces marquèrent le premier mariage du monde.
  • « Hera / Junon », Le grenier de Clio (2001-2008), Mythologica.fr, Internet, 19 juillet 2011. http://mythologica.fr/grec/hera.htm.
  • « Jupiter », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.
  • « Zeus / Jupiter (3/4) », Le grenier de Clio (2001-2008), Mythologica.fr, Internet, 19 juillet 2011. http://mythologica.fr/grec/zeus3.htm.

Alexandre le Grand

Né en 356 av. J.-C. à Pella, Alexandre le Grand fut le fils du roi Philippe II et d’Olympias devenant en -336 roi de Macédoine ainsi que le chef de la Confédération hellénique. Considéré comme un des plus grands conquérants de l'histoire, Alexandre le Grand créa un empire s'étendant de la mer Ionienne à l'Himalaya. Il fonda Alexandrie en Égypte (-332- -331) et choisit Babylone comme la capitale de son empire (-331). Il mourut à Babylone en -323 après quoi ses généraux, les Diadoques, partagèrent son empire et se mirent à combattre par la suite, assassinant sa mère Olympias, son épouse, Roxane, et son fils, Alexandre IV.
  • « Alexander the Great », Wikipédia l'encyclopédie libre (6 février 2011), Los Angeles, Wikimedia Foundation, Internet, 7 février 2011. http://en.wikipedia.org/wiki/Alexander_the_Great.
  • « Alexandre le Grand (~356-~323) », Encyclopédie Universalis (2009), Paris, Encyclopædia Universalis, Internet, 1er octobre 2009.
  • « Alexandre le Grand ou Alexandre III », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.
  • « Alexandrie en ar. al-Iskandarīyah », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Discorde (en lat. Discordia)

Mère des fléaux dans la mythologie romaine dont l'équivalent grec est Éris. Selon la tradition, ce fut Discorde qui jeta la pomme « à la plus belle » d'entre les déesses Junon, Minerve et Vénus, ainsi provoquant la guerre de Troie.

Noces de Cana

Dans l'Évangile selon Jean du Nouveau Testament, l'apôtre Jean raconte le premier miracle de Jésus Christ où Jésus, invité à un mariage à Cana en Galilée, transforme l'eau en vin. L'événement préfigure le mariage entre Jésus, le jeune marié, et l'Église, sa future épouse, dont le vin, symbole du sang du Messie, signale sa mort prévue et la célébration de l'Eucharistie. La présence du Christ aux noces représente la bénédiction de l'institution du mariage.
  • Burnet, Éliane et Régis Burnet, Pour décoder un tableau religieux, Nouveau testament, Paris, Éditions du Cerf, 2006, p. 123-24. Google livres, Internet, 13 juillet 2011.

Jardin d'Éden

Selon le livre de Genèse de l'Ancien Testament, le Jardin d'Éden fut un paradis terrestre créé par Dieu où le premier homme Adam et la première femme Ève démeurèrent. Pourtant, Dieu bannit Adam et Ève du jardin en châtiment d'avoir mangé le fruit défendu, ainsi commettant le « péché originel ».
  • « Éden [edɛn] », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Adam

Dans les traditions juive, musulmane et chrétienne, Adam fut le premier homme, créé par Dieu et mis dans le Paradis terrestre (Éden). Dieu créa également une femme, Ève, à partir de la côte d'Adam, ainsi représentant le mariage comme l'union de l'homme et de la femme en une seule chair.
Selon la tradition, Ève, tentée par Satan, qui avait pris la forme d’un serpent, encouragea Adam à manger le fruit défendu ; ce « péché originel », qui pèse sur toute l’humanité, provoqua Dieu à chasser les deux du Paradis. Ève et Adam eurent trois fils, Abel, Caïn et Seth. Le premier livre de la Bible, la Genèse, raconte l’histoire du premier homme et de la première femme sur la Terre.
  • « Adam », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Ève

Dans les traditions juive, musulmane et chrétienne, Adam fut le premier homme, créé par Dieu et mis dans le Paradis terrestre (Éden). Dieu créa également une femme, Ève, à partir de la côte d'Adam, ainsi représentant le mariage comme l'union de l'homme et de la femme en une seule chair.
Selon la tradition, Ève, tentée par Satan, qui avait pris la forme d’un serpent, encouragea Adam à manger le fruit défendu ; ce « péché originel », qui pèse sur toute l’humanité, provoqua Dieu à chasser les deux du Paradis. Ève et Adam eurent trois fils, Abel, Caïn et Seth. Le premier livre de la Bible, Genèse, raconte l’histoire du premier homme et de la première femme sur la Terre.
  • « Ève », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.