Le mariage sous L'Ancien Régime

Le poème Stances du mariage de Philippe Desportes fut à l'origine publié seul, mais de nos jours il fait également partie de certains recueils de poésie. Ces vers célèbres lancent une nouvelle vague de poésie misogyne et misogame.

STANCES DU MARIAGE. 1 2

I

  • De toutes les fureurs dont nous sommes pressez,
  • De tout ce que les cieux ardemment courroucez
  • Peuvent darder sur nous de tonnerre et d’orage,
  • D’angoisseuses langueurs, de meurtre ensanglanté,
  • De soucis, de travaux, de faim, de pauvreté,
  • Rien n’approche en rigueur la loy de mariage.

II

  • Dure et savuage loy nos plaisirs meurtrissant,
  • Qui fertille, a produit un Hydre renaissant
  • De mespris, de chagrin, de rancune et d’envie :
  • Du repos des humains l’inhumaine poison,
  • Des corps et des esprits la cruelle prison,
  • La source des malheurs, le fiel de nostre vie.

III

  • On dit Jupiter, ayant pour son peché
  • Sur le dos d’un rocher Promethée attaché
  • Qui servoit de pasture à l’Aigle 3 insatiable,
  • N’eut le cœur assouvy de tant de cruauté :
  • Mais voulut, pour monstrer qui’il estoit despité,
  • Rendre le genre humain de tout poinct miserable.

IV

  • Il envoya la femme aux mortels icy bas,
  • Ayant dedans ses yeux mille amoureux appas,
  • Et portant en la main une bouette feconde 4
  • Des semences du Mal, les Procez, le Discord,
  • Le Souci, la Douleur, la Viellesse, et la Mort :
  • Bref, pour doüaire elle avoit tout le malheur du monde.

V

  • Venus dessus son front mille beautez sema,
  • Pithon d’autant d’attraits sa parolle anima,
  • Vulcan forgea son cœur, Mars luy donna audace :
  • Bref, le Ciel rigoureux si bien la deguisa,
  • Que l’homme epris de la flamme aussi tost l’espousa,
  • Plongeant en son malheur toute l’humaine race.

VI

  • De là le Mariage eut son commencement,
  • Tyran injurieux, plein de commandement,
  • Que la liberté fuit comme son adversaire :
  • Plaisant à l’abordée à l’œil doux et riant :
  • Mais qui sous beau semblant, traistre nous va liant
  • D’un lien que la Mort seulement peut desfaire.

VII

  • Il tient dessous ses piés le Repos abatu,
  • De cordage et de fers son corpus est revestu :
  • Le soin est à costé, le travail le regarde,
  • La Peur, la Jalousie, et le mal inconnu,
  • (Mal par opinion) qui rend l’homme cornu :
  • Puis vient le Repentir, chef de l’arriere-garde.

VIII

  • Le Dueil, les Courroux apres le vont suivant :
  • Amour fuit, le voyant, leger comme le vant,
  • Bien que le nom d’Amour masque sa tyrannie.
  • Car ce puissant vainqueur et des Dieux et des Rois
  • (Magistrat souverain) n’est point sujet aux loix,
  • Et de toute sa Cour la contrainte est bannie.

IX

  • Hélas ! grand Jupiter, si l’homme avoit erré
  • Tu le devois punir d’un mal plus moderé,
  • Et plustost l’assommer d'un esclat de tonnerre
  • Que le faire languir durement enchaisné,
  • Hoste de mille ennuis, au deuil abandonné,
  • Travaillant son esprit d’une immortelle guerre.

X

  • On parle des Enfers où les maux sont punis,
  • Un cruel magazin de tourmens infinis,
  • Du Chien 5 tousjours beant, des Sœurs 6 pleines de rage
  • Des douleurs de Titye, et des autres Esprits ;
  • Mais je ne puis penser que ce soit rien au pris,
  • Ne qu’il y ait Enfer si grand que mariage.

XI

  • Languir toute sa vie en obscure prison,
  • Passer mille travaux, nourrir en sa maison
  • Une femme bien laide, et coucher aupres d’elle :
  • En avoir une belle, et en estre jaloux,
  • Craindre tout, l’espier, se gesner de courroux,
  • Y a-t-il quelque peine en Enfer plus cruelle ?

XII

  • Je tais tant de regrets, de soucis et d’ennuis,
  • Tant de jours ennuyeux, tant de fascheuses nuits,
  • Tant de rapports semez, tant de plaintes ameres :
  • Qui les pense nombrer, aura plustost conté
  • Les fleurettes de May, les moissons de l’Esté,
  • Et des plaintes du ciel les flambeaux ordinaires.

XIII

  • Hé donc parmi ces maux que n’avons-nous des yeux
  • Pour connoistre en autruy la vengeance des Dieux,
  • Evitant sagement nostre perte asseurée ?
  • Mais au fort du peril nous nous allons ruer,
  • Nous forgeons (malheureux !) le fer pour nous tuer,
  • Et beuvons la poison par nos mains preparée.

XIV

  • Si d’un sommeil de fer nos yeux n’estoyent pressez,
  • La Nopce seulement nous apprendroit assez
  • Quel heur et quel repos son lien nous appreste :
  • Le son des tabourins, les flambeaux allumez,
  • L’appareil, la rumeur, les bruits accoutumez,
  • N’est-ce un presage seur de prochaine tempeste ?

XV

  • Escoutez ma parole, ô mortels esgarez !
  • Qui dans la servitude aveuglement courez,
  • Et voyez quelle femme au moins vous devez prendre :
  • Si vous l’espousez riche, il se faut preparer
  • De servir, de souffrir, de n’oser murmurer,
  • Aveugle en tous ces faits et sourd pour ne l’entendre.

XVI

  • Desdaigneuse et superbe elle croit tout sçavoir,
  • Son mary n’est qu’un sot, trop heureux de l’avoir :
  • En ce qu’il entreprend elle est toujours contraire,
  • Ses propos sont cuisans, hautains et rigoureux :
  • Le forçat miserable est beaucoup plus heureux
  • A la rame et aux fers d’un outrageux Corsaire.

XVII

  • Si vous la prenez pauvre, avec la pauvreté
  • Vous espousez aussi mainte incommodité :
  • La charge des enfans, la peine et l’infortune,
  • Le mespris d’un chacun vous fait baisser les yeux,
  • Le soin rend vos esprits chagrins et soucieux.
  • Avec la pauvreté toute chose importune.

XVIII

  • Si vous l’espousez belle, asseurez-vous aussi
  • De n’estre jamais franc de crainte et de souci.
  • L’œil de vostre voisin comme vous la regarde,
  • Un chacun la desire : et vouloir l’empescher,
  • C’est egaler Sisiphe et monter son rocher.
  • Une beauté parfaicte est de mauvaise garde.

XIX

  • Si vous la prenez laide, adieu toute amitié :
  • L’esprit tenant du corps est plain de mauvaistié.
  • Vous aurez la maison pour prison tenebreuse,
  • Le Soleil desormais à vos yeux ne luyra ;
  • Bref, l’on peut bien penser s’elle vous desplaira,
  • Quand la plus belle femme en trois jours est fascheuse.

XX

  • Celuy n’avoit jamais les Nopces esprouvé,
  • Qui dit qu’aucun secours contre Amour n’est trouvé,
  • Depuis qu’en nos esprits il a fait sa racine.
  • Car quand quleque beauté vient nos cœurs embraser,
  • La voulons-nous haïr ? Il la faut espouser.
  • Qui veut en guarir d’Amour, c’en est la medecine,

XXI

  • Mille fois Jupiter, d’amour tout esgaré
  • Pour les yeux de sa sœur 7 a plaint et soupiré ;
  • Toutesfois il la hait dès qu’il l’a espousée,
  • Et luy desplaist si fort, que pour s’en estranger
  • En beste et en oyseau ne feint de se changer,
  • Ne trouvant rien fascheux pour la rendre abusée.

XXII

  • C’est un estrange cas, que le palais des Dieux
  • Ne s’est peu garantir des debats furieux
  • Naissans en Mariage, autheur de toutes plaintes,
  • Et que ce Jupiter que tout l’univers craint,
  • Aguetté de Junon, cent fois s’est veu contraint
  • De couvrir sa grandeur sous mille estranges faintes.

XXIII

  • La Nopce est un fardeau si fascheux à porter,
  • Qu’elle fait à un Dieu son empire quittter.
  • Elle luy rend le ciel un enfer de tristesse,
  • Et trouve en ses liens tant d’infelicité,
  • Qu’il ayme mieux servir en terre une beauté,
  • Que jouyr dans le Ciel d’une espouse Deesse.

XXIV

  • A l’exemple de luy quy doit estre suivi,
  • Tout homme qui se trouve en ses laqs asservi,
  • Doit par mille plaisirs alleger son martyre,
  • Aymer en tous endroits sans esclaver son cœur,
  • Et chasser loin de luy toute jalouse peur,
  • Plus un homme est jaloux, plus sa femme on desire.

XXV

  • O supplice infernal ! en la terre transmis
  • Pour gesner les humains gesne les ennemis,
  • Qu’ils soyent chargez de fers, de tourmens, et de flames :
  • Mais fuy de ma maison, n’approche point de moy,
  • Je hay plus que la mort ta rigoureuse loy,
  • Aymant mieux espouser un tombeau qu’une femme.
1. 
Notez que Desportes est l’oncle de Mathurin Régnier, l’auteur de maints poèmes misogames dans le Cabinet satyrique et autres recueils.
2. 
Nous avons établi le texte selon l’édition des Diverses amours et autres oeuvres meslées de Desportes procurée par Victor E. Graham (Genève, Droz, 1963).
3. 
Veuillez consulter la référence Prométhée pour l'histoire de l'Aigle.
4. 
Il s’agit bien sûr de la boîte de Pandore.
5. 
Cerbère.
6. 
Les furies, selon Graham.
7. 
Junon.

Hydre de Lerne (en lat. Lernaia Hudra)

Monstre fabuleux à multiples têtes qui aurait été tué par Héraclès parce que celui-là ravageait l'Argolide. À chaque fois que Héraclès essaya de lui trancher une tête, la tête repoussait. Héraclès dut alors utiliser des flèches enflammées afin de tuer la créature. Par la suite, le héros enterra la tête centrale, qui était immortelle, sous un grand rocher. Enfin, Héraclés trempa ses flèches dans le sang venimeux du cadavre pour que tous ceux qui fussent blessés d'elles subissent une mort définitive.
C'est ainsi qu'on employait le mot « hydre » pour signifier proverbialement [t]oute sorte de mal, qui multiplie quand on pense le destruire.
  • « Heraclés / Hercule », Le grenier de Clio (2001-2008), Mythologica.fr, Internet, 29 avril 2010. http://mythologica.fr/grec/heracles0.htm
  • « Hydre », Dictionnaire de l'Académie française en ligne (1694), The ARTFL Project, Department of Romance Languages and Literatures, University of Chicago, Internet, 27 juillet 2011.
  • « Hydre de Lerne en lat. Lernaia Hudra », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Jupiter

D’autres noms : Stator (qui arrête), Elicius (qui fait le foudre) et Feretrius (qui frappe). L’équivalent du dieu grec, Zeus, Jupiter, fils de Saturne, est le roi des dieux considéré comme divinité primordiale faisant partie de la triade capitoline (Jupiter-Junon-Minerve) dans la mythologie romaine-italique. Jupiter gouverne le ciel, les éléments météorologiques (tonnerre, foudre) et la lumière du jour. Ainsi il est souvent représenté avec les emblèmes de l'éclair, du trône et du sceptre.
D'un esprit licentieux, Jupiter prit maintes amantes, cependant, seulement sa sœur jumelle Junon conquit son cœur. Après plusieurs tentatives de la courtiser, il réussit finalement à gagner sa main en se transformant en coucou mouillé pour exciter la sympathie et l'affection de la déesse. Ainsi leurs noces marquèrent le premier mariage du monde.
  • « Hera / Junon », Le grenier de Clio (2001-2008), Mythologica.fr, Internet, 19 juillet 2011. http://mythologica.fr/grec/hera.htm.
  • « Jupiter », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.
  • « Zeus / Jupiter (3/4) », Le grenier de Clio (2001-2008), Mythologica.fr, Internet, 19 juillet 2011. http://mythologica.fr/grec/zeus3.htm.

Prométhée (en gr. Promêtheus)

Titan, fils de Japet et de Clyméné), frère d’Atlas et d’Épiméthée. Considé comme champion de l'humanité, il vola le feu à Zeus pour le donner aux mortels. Zeus, pour punir Prométhée de son crime, l'enchaîna au sommet du Caucase où tous les jours un aigle mangeait son foie qui repoussait sans cesse. Selon une autre légende, Zeus punit toute l'humanité du crime de Prométhée en créant la femme Pandore qui introduisit les maux, le travail acharné et la maladie dans le monde. Ainsi, la tradition grecque attribue à Prométhée un rôle central dans l'histoire des débuts de l'humanité.

Pandore (en gr. Pandôra)

Selon Les Travaux et les Jours d’Hésiode, dans la mythologie grecque, Pandore fut la première femme créee par des dieux. Zeus lui confia une jarre mystérieuse et puis l'envoya aux hommes pour les punir car Prométhée avait donné aux hommes le feu des dieux. Épiméthée se maria avec Pandore, malgré qu’il eût promis à son frère Prométhée de refuser tout cadeau de la part de Zeus. Curieuse, Pandore ouvra la jarre d'où tous les maux se déclenchèrent sur la Terre.
  • « Pandore », Wikipédia l'encyclopédie libre (26 janvier 2011), Los Angeles, Wikimedia Foundation, Internet, 26 janvier 2011. http://fr.wikipedia.org/wiki/Pandore.
  • « Pandore en gr. Pandôra », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Vénus

Déesse romaine de la végétation et des jardins. À partir du -IIe siècle, elle fut assimilée à Aphrodite grecque acquérant ses attributs de la beauté, de l'amour et des plaisirs. C'est ainsi que la déesse attira plusieurs amants, parmi lesquels Vulcain, Mars et Jupiter. Comme déesse grecque, Vénus est parfois appelée « Cythérée », surnom accordé à Aphrodite alors qu'elle fut portée à l'île de Cythère après sa naissance.

Python (en gr. Puthôn)

Serpent des fables que le Dieu Apollon aurait tué sur le Parnasse.
  • « Python », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Vulcain (en lat. Vulcanus)

Fils de Jupiter et de Junon et l'époux de Vénus, Vulcain fut le dieu romain du feu, dont l’équivalent grec est Héphaïstos, de qui il obtint ses traits principaux ainsi que ses légendes.
Selon la légende grecque, pour punir l'humanité pour avoir volé le feu du Ciel, Jupiter ordonna aux autres dieux de créer la première femme, Pandore, qui introduirait les maux, le travail acharné et la maladie dans le monde. C'était Vulcain qui modela Pandore en argile, lui donnant la forme des déesses.
  • « Vulcain », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.
  • « Vulcain (mythologie) », Wikipédia l'encyclopédie libre (2 février 2011), Los Angeles, Wikimedia Foundation, Internet, 9 février 2011. http://fr.wikipedia.org/wiki/Vulcain_%28mythologie%29.

Mars

Dieu romain de la guerre, de la végétation, du printemps et de la jeunesse. Selon la légende, il est fils de Junon et de Jupiter et le père des jumeaux Romulus et Remus, qu'il aurait eus de son union avec Rhea Silvia.
Dans la mythologie grecque, il représente toujours le dieu guerrier mais il est renommé Arès. Fils de Zeus et d’Héra et un des douze Olympiens, il est connu non seulement pour ses combats mais aussi pour ses nombreuses aventures avec la déesse Aphrodite (Vénus).
  • « Arès / Mars », Le grenier de Clio (2001-2008), Mythologica.fr, Internet, 16 février 2010. http://mythologica.fr/grec/ares.htm.
  • « Mars », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Cerbère

Nom du Chien à trois têtes qui, selon la Fable, gardoit la porte des Enfers. Au figuré, on appelle Cerbère, vieux Cerbère, Un Portier brutal, grossier, intraitable.
  • « Cerbère », Dictionnaire de l'Académie française en ligne (1798), The ARTFL Project, Department of Romance Languages and Literatures, University of Chicago, Internet, 24 août 2009.

Érinyes (en gr. Erinues)

Divinités grecques de l’Enfer que les Romains ont plus tard assimilées aux Furies, elles symbolisent les lois du monde moral, et punissent tous ceux qui les transgressent. Alecto (l'Implacable), Tisiphone (Celle qui fait châtier le meurtre) et Mégère (L'Ensorceleuse) sont dépeintes typiquement avec une chevelure de serpents et un corps ailé ; elles portent souvent des fouets et des torches. Elles punissent leurs victimes en les rendant fous. Les Érinyes sont appelées également les Euménides (les Bienveillantes), nom euphémique attribué aux déesses lorsqu'elles ont cessé de pourchasser Oreste après son acquittement du crime de matricide.
Voir aussi Erennis.
  • « Erinnyes », Le grenier de Clio (2001-2007), Mythologica.fr, Internet, 28 janvier 2010. http://mythologica.fr/grec/erinnyes.htm.
  • « Érinyes n. f. pl. -en gr. Erinues », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.
  • Leeming, David, éd., « Eumenides », The Oxford Companion to World Mythology, Oxford University Press, 2004. Oxford Reference Online, Internet, 2 août 2011.

Tityre

Le berger de qui parlent le poète grec Théocrite dans ses Idylles et Virgile dans Les Bucoliques
  • « Tityre », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Sisyphe (en gr. Sisuphos)

Selon la légende, Sisyphe aurait été le fondateur de Corinthe. Le personnage mythique rusé fut condamné à rouler un rocher éternellement sur une pente aux Enfers pour avoir tenté de défier les dieux.
  • « Sisyphe en gr. Sisuphos », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Junon (en lat. Juno)

Déesse de la nature dans la religion romaine, Junon représentait la féminité. Junon et Jupiter, son frère de la même mère Rhéa ainsi que son époux, sont considérés comme divinités primordiaux qui constituent deux des trois figures dans la triade capitoline (Jupiter-Junon-Minerve).
Les grecs hellénisèrent Junon et la renommèrent Héra. Ils lui attribuèrent le rôle de protectrice du mariage et des femmes mariées.
  • « Héra en gr. Hêra », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.
  • « Junon en lat. Juno », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.