Le mariage sous L'Ancien Régime

C'est le nom d'auteur fictif, « Monsieur André Misogyne », qui décrit mieux le ton de ce texte satirique que son titre empreint de sarcasme. « La louenge des femmes » représente une étape entre la satire italienne du siècle précédent et la mode misogame lancée « Les Stances du mariage » de Desportes en 1573.
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EPISTRE DE MESSIRE
André Miſogyne 1, Gentilhomme Floren-
tin, enuoyee au Seigneur Pamphi-
le, Theliarche , qui luy auoit
demandé conſeil ſus
le propos de ſe
marier.

Traduite d'Italien en François. 2

LE mariage, eſt bonne, & ſainte choſe,
Et plus louable encor, ſi dire i'oſe

Que celibat, ou monachale vie:

Et pour celà, ie croy te croiſt l'enuie

De conſentir au deſir, qui te preſſe

De voir chez toy, femme enſemble, & maiſtreſſe.

Mais toutesfois, qu'il y ayt ſainteté,

Douceur,plaiſir, grace, & honneſteté,

Telle qu'ailleurs, ne ſemble eſtre pareille.
En ma faueur, preſte à celuy l'aureille
Qui te lira ce qu'ay voulu eſcrire

Icy dedans, ſi tu ne le veux lire:

Et entendue au long ceſte eſcriture

Marie toy, ſi le vouloir t'en dure.
En premier lieu, ie te vueil aduiſer
Qu'au mariage,aucun ne peult viſer

S'il ne fait but de la choſe du monde

Moins proufitable,& plus vile, & immonde.

Ceſte
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Ceſte choſe eſt ( Dieu me gard de diffame
Diſant vn mot tant vilain ) vne femme,

Ou deux,ou trois, pour choiſir la meilleure,

Ou la moins male, au moins ſi choix demeure

Entre les corps, eſquelz n'y ha nul bien,

Et le meilleur deſquelz, vault moins que rien.
Secondement, penſes que qui deſire
Femme & malheur (car autant vault à dire)

Tend, & aſpire à copulation

Qui n'admet point de ſeparation

Iuſqu'à la mort.terme d'aſſez long mois

Pour ſe facher, & repentir cent fois.
Et pour le tiers, te fault penſer auſsi,
Que qui prend femme, enſemble prend ſoucy,

Miſere, ennuy, charge, douleur,nuiſance,

Et laiſſe apart repos, ioye, & aiſance.

L'vn de ces trois, apres l'autre exposé

Ie t'auray dit tout ce qu'ay proposé.
La femme donq obiect de ſeruitude,
Eſt celle la, qui fait, ou aſpre, ou rude

Le mariage, & qui deſtruit & fait

Ou le plaiſir, ou le malheur parfait.
Et comment peult aucun plaiſir donner
Vn mal, qui n'eſt fait que pour eſtonner?

Ou comment peult, le malheur eſconduire

Celle qui eſt, de tous malheurs,le pire?

Etb18
Et qu'il ſoit vray, n'eſpandit l'ordre beſte

De Pandora, quand elle ouurit la boette

Entre mortelz las! vn malheur extreme?

Mais ne nous fut le malheur elle meſme?
Cela eſt fable, auſsi c'eſt verité
Creüe en tout temps par feinte autorité,

Qu'hommes eſtoient immortelz, impaſsibles,

Prochains de l'heur des haults Dieux inuiſibles:

Si vne femme, encor' freſchement nee

Et ſeule au monde, à mal faire adonnee

Ne les euſt fait, par vn malheureux mords,

Subietz à tous les maux, & à deux morts.

Donq', combien grand, malheur peult aduenir

De tant, qui ſont encores à venir,

Et de ſi grand nombre qui eſt au monde,

Quand tel malheur d'une ſeule redonde 3?
Bien pis encor', tous malheurs aduenus
Depuis ce temps, ſont par femmes venus.
Viuant Noë, Dieu, bon & iuſte iuge
N'enuoya il ſus terre le Deluge

Pour la purger de ſes pechez infames

Nouuellement controuuez par les femmes?
La peine auſsi à Pharaon donnee
Fut pour Sara, du Seigneur ordonnee:

Et par Dina, Sichem, Hemor ſon pere

Et leurs ſubietz, furent pour l'adultere

Punis19
Punis de mort : & Ioſeph en priſon

Pour vne femme, eut honte ſans raiſon.
La meſme honte, & encore plus grande
Reçoit Sanſon, quand Dalida luy bende

D'un doux ſommeil, les yeux, & d'une force

Luy oſte vie, honneur, cheueux, & force.
Allons plus loing: Dauid regna heureux
Iuſques au temps, qu'il deuint amoureux

De Berſabee, & malheureux enſemble:

Des lors, malheur, qui mal, ſus mal aſſemble,

Luy augmenta ſes vrgentes douleurs

Pour vn plus grand, que tous autres malheurs,

Quand la beauté de Thamar la pucelle

Feit perdre honneur, premierement à elle:

Conſequemment, à ſes freres la vie,

Plaiſir au pere, & de viure l'enuie.
Meſme malheur, rendit contaminee
De Salomon, la prudence obstinee

Lors que l'amour des femmes, luy feit prendre

Opinion, d'Idolatre ſe rendre.
O malheur grand! qui des femmes procedes,
O grand malheur ! qui tous autres excedes,

De ton malheur, le malheur malheureux

Rendit Priam, le Roy cheualeureux,

De Roy, puiſſant en filz, & triomphant,

Poure, ſans biens, ſans teſte, & ſans enfant.

Apresb 220
Apres la mort duquel, & qui fut pire,

Apres la mort de l'Aſien empire,

Enee, chef de l'Empire Rommain

Fut, peu faillut, arreſté en chemin 4,

Et empeſché, de fonder ce grand œuure

Par le malheur, qui ſouz femme ſe cœuure.
Puis arriué par le vouloir des Dieux
Dens Italie, es Imperiaux lieux

Par femme encor' 5, eut long retardement

De fonder Albe. Albe le fondement

Et origine ancienne de Romme,

Ou ce tant grand Empire ſe conſomme.
Et conſommé qu'il fut, & en ſa fleur,
Tant peut ſus luy le feminin malheur,

Qu'il fut en grand danger de ſa ruïne,

Quand l'orguilleux Triumuir Marc Antoine

Entreprint guerre, oultrecuidee, & folle

Au gré d'amour, & d'une femme molle 6,

Ou il ſouffrit auſsi fuite, & mort iuſte

Au gré de Mars, & de Ceſar Auguſte.
N'áy ie donq droit, & raiſon apparente
Quand de tout heur, & bien, femmes i'exempte?

Veu que les biens, plus grans, & plus parfaits

Ia de long temps, ont eſté ou deffaits,

Ou amoindris, par malheur obstiné,

Ou par deſastre,aux femmes destiné?

Et 21
Et s'il fault croire aux biens diſans Poetes
(Leſquelz faiſans morts viure, parler beſtes,

Arbres marcher, s'ilz le font ſans ſaiſon,

Ne le font pas ſans couuerte raiſon)

Les Dieux haultains, exempts du ſort humain

Qui tiennent nous, & le monde en leur main,

N'ont ilz eſté maintefois deſpouillez

De deïté , d'humanité ſouillez,

Et bien ſouuent, de bestialité,

Par ce malheur, cy deuant recite?
Mais mettons cas, qu'histoires tres affables
Mentent par fois, Poëtes dient fables:

Croyons nous ſeulz, & faiſons conſequence

De ce que monstre à l'œil, l'experience.

En ce temps cy, combien de maux aduiennent

Par ce malheur, que les femmes ſoustiennent?

Les nombrer tous, ſeroit long, & les dire

Ne ſeroit ſeur, non plus que les eſcrire:

Pour ce m'en tay ie, & mon intention

Eſt de remettre à ta diſcretion

Le ſeur penſer, & te laiſſer comprendre

Au demourant, quel malheur c'eſt de prendre

Femme, & malheur, tant estroitement ioint

Qu'il ne peult estre auant la mort deſioint:

Et tant estraint , ſouuent, que lon en ſeigne,

Et qu'apres mort, en demeure l'enſeigne.

Orb 322
Or (puis qu'il fault ce ſecond poinct deduire)

Si i'estois toy, i'aymerois mieux eslire

D'estre tout blanc, tout noir, ou varié

Moine, cent fois, qu'une fois marié:

Car tant de frocs, ne couuriront ta panſe

Que tu ne puiſſe auoir grace, ou diſpenſe

De les changer, ou laiſſer de tout poinct

Quand tu voudras: Mais on ne change point

De femme, puis qu'on l'ha vne fois priſe:

Et la laiſſer, moins le conſent l'Egliſe:

Car ce qu'ha Dieu vne fois aſſemblé,

Ne peult par homme estre deſaſſemblé.
Mais tu ne veux (ce me pourras tu dire)
Comme conſtant, d'un bienfait te deſdire:

Et quand ſeras en mariage mis,

Tu n'en voudrois pour rien estre deſmis.
Ha poure fol ! ta legere parole,
Semble aux propos des enfans de l'eſcolle,

Qui attirez de preſens gracieux

Aux premiers iours, ne deſirent rien mieux:

Puis chastiez de verge, ou de menaſſe

Donnent au diable, & eſcolle, & bezaſſe,

Et maistre auec : Le meſme, fait ſouuent

Mainte Nonnain, arreſtee au Conuent

Qui en bas aage, au gré de ſes parents,

De mots ſacrez, de plaiſirs apparents

Trouua23
Trouua le ioug doux, lequel congnoiſſant

Autre que n'ha pensé, va maudiſſant

Parents, rien moins qu'amis, ſœurs, & Abbeſſe,

Et le hault mur, qui ſes deſirs abbaiſſe.
A leur exemple auſsi, & comme enfant
Au gré d'amour, ton deſir eſchauffant

Tu gouſtes vn baiſer, vn mon amy

Accompaigné d'un ſouzris & demy,

Vne accollade, vn embraſſement mol,

Vne perceante œillade: Hà poure fol!

Cela ne ſont que douceurs pour tirer

Le cœur premier, puis le corps attirer

Entre les bras des femmes, & leurs lacs:

Deſquelz ſurpris, auras de dire, helas

Moyen, matiere, & loiſir long & large,

Ne plus ne moins, que l'enfermee Vierge:

Et de maudire, & deſpiter comme elle

L'heure, le lieu, la promeſſe, & le zele:

Mais tu n'auras, non plus qu'elle, loiſir

De recouurer liberté, & plaiſir.
Elle contrainte endurer maux ſecrets,
Trempe ſon dueil, en ſouſpirs & regrets:

Tu ne pouuant de femme t'exempter

Prendras plaiſir à plaindre, & regreter.
Elle maudit qui l'aduis ha baillé,
Tu maudiras qui t'aura conſeillé.

Elle,b 4
24
Elle, trop tard ſe repent d'un ouy:
Trop tard voudras n'en auoir vn ouy.
Elle voudroit le cloiſtre loing de ſoy,
Et tu voudras ta maiſon loing de roy.
Elle voudroit ſon mouſtier eſtranger,
Et toy ton lict. Elle voudroit changer

Son habit noir, au blanc linceul d'un mort:

Et toy ta femme à quelque dure mort:

Qui deſiree à fin de ſeparer

De toy ta femme, & d'elle s'emparer,

Fera la ſourde, & ſemblera auoir

Auecq' ta femme, accordé de la voir

Viure apres toy, à ſon plaiſir,en ſorte

Que plus viuras, plus tu la voudras morte.
Et ſi tu veux, ne pouuant autrement
Sortir d'ennuy, pour fin de ton tourment

Mourir toy meſme, à l'heur du prompt mourir

Ne te voudra, l'ordre Mort ſecourir:

Ains t'enuoyera de ſanté lennemie,

Langueur, la vieille, à la face bleſmie,

Qui te batant, de maux, & de douleurs,

Te plongera au fonds de tous malheurs,

Te faiſant voir, enfans peu aduancez

Croiſtre, en croiſſant tes ennuys commencez:

Te faiſant voir ta maiſon deſolee

Sans eſpoir, d'eſtre auec toy conſolee:

Te25
Te faiſant voir, ou ſentir pour le moins

Eſprit ſans ſens, corps ſans force, teſmoins

De mort prochaine: & entre les grands peines,

Ta femme, apres ſes couſins & couſines

Plus empeſchee à te faire teſter

A ſon proufit, qu'à te faire reſter

Sain, pour le bien de tes enfans petis,

Et deſtourber 7de ſes folz appetits.
Or quand langueur, t'aura conduit au pas
(Pas aigre à autre, & à toy doux repas)

Au pas de mort, qui t'aura ſeparé

De celle là, qui auoit eſgaré

D'auecques toy, ſi long temps, ton repos,

Au moins diras tu, ſuiuant mon propos,

Seras tu lors, en repos retourné

De femme & mal, par la mort destourné.

Mais ie te dy auſsi, & pour renfort,

Que ſi tu as eſté auant ta mort

Coqu, ta femme apres , continuer

Voudra tel bien, plus que diminuer:

Et ſi viuant (choſe qui n'aduient guere)

Ne te l'aura fait. de ſon aiſe fiere

Et bien ſouuent, de liberté eſmue

Mort ſon mary, femme le cul remue.
Ainſi vois tu, que tant qu'elle viura
Encor vn poinct de malheur te ſuiura

Apresb 526
Apres ta mort, encor deshonnoré

Par femme, eſtant de femme ſeparé.
Si te marie, à fin d'eſtre coqu:
Et ſi tu n'es pour tout cela vaincu

Que iuſqu'icy, i'ay deduit en mes Vers,

Entens vn mal, des autres non diuers,

Mais auſsi grand, & plus facheux d'un tiers,

Qu'ay allegué cy deuant, pour le tiers:

Duquel n'eſtant eſmu, pour toute peine

Que ie pretens, ie te declaire digne

D'eſtre coqu, marié, malheureux,

Et de ne voir iamais vn iour heureux:

Car prenant femme, auec elle miſere,

Charge, & ennuy prendras, & vitupere:

Et laiſſeras, par force, ou autrement

Liberté, ioye, & tout contentement.
La prenant riche, eſpouſant ſa richeſſe
Eſpouſeras vne dame & maiſtreſſe,

Qui oſera, ſouz l'ombre de ſes biens

Commander charge, à toy, & tous les tiens:

Et faire mille entrepriſes hardies,

Voire en deſpit de choſe que tu dies:

Ainſi verras ta liberté perdue,

Et bonne part de ta ioye eſperdue.
La prenant poure, eſpouſant poureté
Eſpouſeras charge & calamité:

Et27
Et pour toy ſeul , qu'auois à contenter

T'en faudra, dix ou douze ſubſtanter,

Entretenir , ſecourir au beſoing,

Et auoir d'eux, plus que de toy, le ſoing:

Lors auras tu, de miſere ton ſaoul,

Et bien ſouuent, grand charge ſans vn ſoul.
La prenant belle, eſpouſant belle face,
Oeil gay, teint frais, doux deuis, bonne grace,

Eſpouſeras femme, quand à toy vne,

Mais qui ſera à maint autre commune.
Ne le ſachant, tu auras nom lourdaut,
Le ſachant bien, coqu, ienin 8, badaut.
Ne le voulant ſouffrir, tu perdras temps,
En faiſant, toy, & autres mal contens:

Et n'en faiſant ( le ſachant ) autre conte,

Les cornes lors te feront plus grand honte.

Ainſi ne peux tu, ayant belle femme

Estre exempté de la mordante Fame.
La prenant laide, eſpouſant laid viſage,
Poil gris, noir teint, dur parler, lourd corſage,

Eſpouſeras dueil, pire qu'annuel,

Et vn grand mal, au cœur perpetuel:

Vn domestique, & familier deſpit

Sonnant la mort, de venir ſans reſpit:

Vn hideux maſque, vn eſpantail 9propice

A faire pœur aux enfans en nourrice.

Et
28
Et qu'auras tu lors , ſinon facherie,
Quoy qu'elle face accueil, ou qu'elle rie?

Et s'elle crie ( ainſi que laide trongne

Voluntiers brait, rechigne, tence, & hongne)

Seras tu lors, autre que Lucifer,

Apres Satan, plus grand maistre en enfer?

Enfer, ſera ta maiſon : les brairies 10

De ton Satan , feront les diableries:

Et tu ſeras le Lucifer hurlant,

Ruant, frappant, & fierement parlant.
A ton aduis, n'aymerois tu pas mieux
Seul apartoy contrefaire les Dieux

En ton repos, ſeant en lict, ou table,

Que faire ainſi à bon eſcient le diable?
Ie croy qu'ouy: car ſi tu n'estimois
Mieux le repos d'un an voire d'un mois

Que le trauail d'un aage conſommé

Tu ſerois homme, à bien grand tort nommé:

Duquel l'eſprit ne peult estre content

En terre, fors du repos qu'il pretend

Auoir au Ciel, lequel perdu, il reſte

Du tout ſemblable à vne brute beſte.
Monstre toy donq vray homme, & te deſdits
De prendre femme, adiouſtant à mes dits

La foy qu'ilz ont iuſtement meritee,

S'à verité, foy doit estre adiouſtee.

DESCR
1. 
Selon M. Screech, l'auteur est probablement Thomas Sébillet.

Screech, M. A., « An interpretation of the Querelle des Amyes », Bibliothèque d'Humanisme et Renaissance, XXI, 1959, p. 120.
2. 
L'idée d'une traduction est factice.
3. 
Redonder : Estre superflu, surabonder dans le discours.

« Redonder », Dictionnaire de l'Académie française en ligne (1694), The ARTFL Project, Department of Romance Languages and Literatures, University of Chicago, Internet, 5 août 2011.
4. 
Allusion au rencontre entre Énee et Didon.
5. 
Allusion à Lavinie.
6. 
Allusion à Cléopâtre.
7. 
Destourber ou Détourber : Perturber, empêcher, gêner, troubler qqn ou qqc.

« Détourber », Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (2009), CNRTL, Internet, 11 août 2011.
8. 
Jenin : Sot, niais, cocu.

« Jenin », Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (2009), CNRTL, Internet, 12 août 2011.
9. 
Espantaille ou Épantaille :
  1. Mannequin habillé, assemblage d'éléments donnant l'apparence d'une forme humaine.
  2. Terreur, épouvante.
« Épantaille », Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (2009), CNRTL, Internet, 12 août 2011.
10. 
Braierie ou Braillerie : Cri, tumulte, tapage.

« Braillerie », Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (2009), CNRTL, Internet, 12 août 2011.

Pandore (en gr. Pandôra)

Selon Les Travaux et les Jours d’Hésiode, dans la mythologie grecque, Pandore fut la première femme créee par des dieux. Zeus lui confia une jarre mystérieuse et puis l'envoya aux hommes pour les punir car Prométhée avait donné aux hommes le feu des dieux. Épiméthée se maria avec Pandore, malgré qu’il eût promis à son frère Prométhée de refuser tout cadeau de la part de Zeus. Curieuse, Pandore ouvra la jarre d'où tous les maux se déclenchèrent sur la Terre.
  • « Pandore », Wikipédia l'encyclopédie libre (26 janvier 2011), Los Angeles, Wikimedia Foundation, Internet, 26 janvier 2011. http://fr.wikipedia.org/wiki/Pandore.
  • « Pandore en gr. Pandôra », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Noé (en hébr. Noakh)

Patriarche biblique qui, selon le livre de Genèse de la Bible, fut épargné avec sa famille du Déluge que Dieu lança sur la Terre pour éliminer l'humanité corrompue. À la faveur de sa vertu, Noé fut choisi pour faire perdurer la race humaine. Suivant l'ordre de Dieu, le patriarche construisit un arche sur lequel il fit embarquer un mâle et une femelle de toutes les espèces animales existantes. L'arche flotta sur les eaux d'inondation jusqu'à ce qu'il s'arrêta sur les montagnes d'Ararat.
  • « Noé (en hébr. Noakh », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.
  • « Noé », Wikipédia, L'encyclopédie libre (30 mai 2016), Los Angeles, Wikimedia Foundation, Internet, 20 juin 2016.https://fr.wikipedia.org/wiki/No%C3%A9_(patriarche).

Sara ou Sarah, femmme d'Abraham

Femme du patriarche biblique Abraham. Selon le chapitre XII du livre de Genèse de l'Ancien Testament, lorsqu'Abraham et Sara arrivèrent en Égypte, de peur que les Égyptiens le tuât en raison de la beauté de sa femme, Abraham fit passer Sara pour sa sœur. Pharaon, captivé par sa beauté, prit Sara comme épouse et montra sa faveur à Abraham par égard pour elle. Toutefois, Dieu infligea de grandes plaies à Pharaon et à sa maison à cause de Sara. Pharaon, découvrant que Sara était, en fait, la femme d'Abraham, renvoya les deux de l'Égypte.

Dina ou Dinah

Fille du patriarche biblique Jacob et sa première femme Léa. Selon le chapitre XXXIV du livre de Genèse, Dina fut violée par Sichem, fils de Hémor Hévien, prince du pays de Sichem. Épris de Dina, Sichem demanda à son père d'obtenir la main de Dina auprès de Jacob. Les frères de Dina consentirent au mariage à condition que tous les hommes de la ville de Sichem soient circoncis. Les citoyens acceptèrent cette proposition; pourtant, trois jours après leur circoncision, les frères de Dina attaquèrent la ville pour venger leur sœur. Siméon et Lévi tuèrent tous les mâles et enlèverent Dina de la maison de Sichem pendant que les autres frères pillèrent la ville, prenant les richesses, les bétails, les femmes et les enfants.

Sichem (en hébr. Shechem)

Fils de Hémor Hévien qui, selon le chapitre XXXIV du livre de Genèse dans la Bible, il violenta Dina, fille du patriarche biblique Jacob. Épris de Dina, Sichem demanda à son père d'obtenir la main de Dina auprès de Jacob. Les frères de Dina consentirent au mariage à condition que tous les hommes de la ville de Sichem soient circoncis. Les citoyens acceptèrent cette proposition; pourtant, trois jours après leur circoncision, les frères de Dina attaquèrent la ville par vengeance de leur sœur. Siméon et Lévi tuèrent tous les mâles et enlèverent Dina de la maison de Sichem pendant que les autres frères pillèrent la ville, prenant les richesses, les bétails, les femmes et les enfants.

Hémor Hévien

Prince du pays de Sichem et chef hivite dont le fils, Sichem, violenta Dina, fille du patriarche biblique Jacob (Genèse, XXXIV). Épris de Dina, Sichem demanda à Hémor d'obtenir la main de Dina auprès de Jacob. Les frères de Dina consentirent au mariage à condition que tous les hommes de la ville de Sichem soient circoncis. Les citoyens acceptèrent cette proposition; pourtant, trois jours après leur circoncision, les frères de Dina attaquèrent la ville par vengeance de leur sœur. Siméon et Lévi tuèrent tous les mâles et enlèverent Dina de la maison de Sichem pendant que les autres frères pillèrent la ville, prenant les richesses, les bétails, les femmes et les enfants.

Joseph

Fils du patriarche biblique Jacob et sa séconde femme Rachel. Selon le livre de Genèse (chapitre XXXVII-L), vendu par ses frères jaloux comme esclave, Joseph fut amené en Égypte où il devint l'intendant de Putiphar, officier de Pharaon. La femme de Putiphar tenta de séduire Joseph, mais, comme il ne succomba pas à ses avances, elle accusa Joseph d'avoir tenté de la violer. Par conséquent, Putiphar mit Joseph en prison. Quelques années plus tard, à l'aide de son don d'interpréter les rêves, il s'attira les bonnes grâces de Pharaon qui le fit ministre. Enfin, il retrouva sa famille et l'installa en Égypte.
  • « Genèse 39 », La Bible, version Louis Segond 1910, Internet, 6 décembre 2015, http://www.info-bible.org/lsg/01.Genese.html#34.
  • « Joseph », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Samson (en hébr. Shimshin celui de Shemesh, du Soleil)

Personnage biblique, juge d’Israël (Juges, XIII-XVI). Consacré à Dieu (nazir), il porte intacte sa chevelure, siege de sa force. Il lutte contre les Philistins, en tue mille avec une mâchoire d’âne, mais est trahi par Dalila qui lui rase la tête et le livre. Prisonnier, il retrouve sa force et renverse le temple de Dagon sur lui-même et sur les Philistins.
  • « Samson en hébr. Shimshin celui de Shemesh, du Soleil », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Dalila

Le personnage biblique Dalila séduit Samson et lui rasa la tête pendant que celui-ci dormait après avoir appris que sa force se trouvait dans la chevelure.
  • « Dalila », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

David

Selon la Bible (de I Samuel, XVI à I Rois, II), David, fils de Jessé, fut choisi par Dieu pour succéder à Saül comme roi d’Israël (v. -1000 à -972). Après la défaite du géant Goliath, champion des Philistins, que David tua par un coup de fronde à la tête, Saül le nomma comme chef de ses armées et lui donna sa fille Michol comme épouse. À la mort de Saül, David devint, d’abord, le roi de Juda et puis de tout Israël. Il conquit Jérusalem et en fit la capitale sainte en y transférant l’Arche d’alliance. Pourtant, la décadence de sa prospérité commença lorsqu’il fit tuer Urie, un officier dévoué, pour cacher son rapport adultère avec la femme d’Urie, Bethsabée, qui était devenue enceinte. Les malheurs de David à cause de son péché comprennent le viol de sa fille Thamar par son fils Amnon, qui fut vengé par son fils Absalon. À sa mort, son quatrième fils Salomon accéda le trône.
Musicien poète qui écrivit 73 Psaumes que la Bible lui attribue, il est considéré comme figure messianique. Jésus, considéré comme le messie par les Chrétiens, est appelé rejeton ou fils de David.
  • « David », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.
  • « David (Bible) », Wikipédia l'encyclopédie libre (30 décembre 2009), Los Angeles, Wikimedia Foundation, Internet, 8 janvier 2010.

Bethsabée (en hébr. Bath-Sheba)

Selon l'Ancien Testament de la Bible (II Samuel, XI-XII), la femme d’Urie, officier dévoué du roi David. Sa grande beauté captiva le roi David qui la séduit. Dès que David apprit que Bethsabée était devenue enceinte, il fit tuer Urie pour cacher leur rapport adultère et, ensuite, prit Bethsabée comme épouse. Leur premier enfant mourut mais Bethsabée donna naissance plus tard à Salomon, successeur de David qui promut Bethsabée à Reine mère.
  • « Bethsabée », Wikipédia, L'encyclopédie libre (18 janvier 2016), Los Angeles, Wikimedia Foundation, Internet, 20 juin 2016. https://fr.wikipedia.org/wiki/Bethsab%C3%A9e.
  • « Bethsabée (en hébr. Bath-Sheba », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Thamar (Livre de Samuel)

Selon la Bible (II Samuel XIII), fille du roi David et de Maakah qui fut violée par son demi-frère Amnon. Son frère Absalon la vengea en tuant Amnon.
  • « Thamar ou Tamar », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Salomon

Salomon fut le roi d’Israël de 972 à 932 av. J.-C. et le fils de Bethsabée et de David. Pendant son règne, Israël vît la construction du Temple, d’un palais, d’une flotte, aussi bien qu'une alliance puissante entre Salomon et Hiram 1er de Tyr (ancienne cité phénicienne) et le maintien d’une armée équipée de chars et de cavalerie. Selon la tradition, ce roi aurait écrit le Cantique des cantiques, l’Écclésiaste, les Proverbes, la Sagesse, une partie des Psaumes et certaines Odes. I Rois, III, 16 de la Bible décrit la sagesse de Salomon. Lorsque deux femmes lui rendirent visite, prétendant être la mère d'un enfant, il annonça qu’il fallait le partager en deux dans l’espoir que la vraie mère y renoncerait. Ainsi la femme qui montra de la compassion reçut-elle l’enfant. La locution « jugement de Salomon » se voit associé donc à un jugement équitable.
Malgré sa sagesse, Salomon avait une grande faiblesse – son amour des femmes, qui était témoigné par ses septs cents épouses Princesses et trois cents concubines. Selon I Rois XI, puisque Salomon se maria avec des femmes étrangères (des Moabites, des Hammonites, des Iduméènnes, des Sidoniènnes et des Héthiènes) qui avaient détourné sa dévotion vers leurs dieux, le Dieu d'Israël lui avertit que tout son royaume, à l'exception une tribu, serait perdu pour son fils en faveur de son serviteur.
  • « Salomon », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Priam (en gr. Priamos)

Roi de Troie dans la mythologie grecque, Priam eut cinquante fils et plusieurs filles. Sa séconde femme Hécube lui donna dix-neuf enfants dont Pâris, qui déclencha la guerre de Troie en enlevant Hélène la princesse de Sparte. Ainsi, Priam perdit son royaume et presque tous ses enfants au cours de la guerre. Priam mourut, enfin, aux mains de Pyrrhos, fils d'Achille.
  • « Priam », Le grenier de Clio (2001-2008), Mythologica.fr, Internet, 19 juillet 2011. http://mythologica.fr/grec/priam.htm.
  • « Priam en gr. Priamos », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Énée (en gr. Aineias, en lat. Aeneas)

Tout comme Hercule, Énée fut le fils d’un mortel et d’une déesse, ayant pour parents Anchise (cousin du roi Priam) et Vénus. L’épopée romaine l’Énéide raconte l’histoire d’Énée, le décrivant le plus souvent comme pieux. Ainsi ce héros incarne-t-il des valeurs romaines comme la dévotion à son devoir, d’abord et avant tout.
Selon la mythologie gréco-romaine, Énée fut un des plus grands héros de la guerre de Troie, avec Hector. Il luttait avec les héros grecs Dioméde et Idoménée pendant la guerre, et deux fois, les dieux le délivrèrent de situations périlleuses. Éventuellement, les Grecs lui ordonnèrent de fuir la Troie, et ensuite, il se trouva naufragé avec quelques-uns de ses hommes à Carthage. Là, selon l'Énéide, il connut Didon, fondatrice et reine de la ville. Les deux tombèrent vite amoureux. Malheureusement, cet amour menaçait le destin de ce héros : il était censé fonder Lavinium (Rome) en Italie. À cause du départ de son bien-aimé, Didon, inconsolable, se donna la mort. Atteignant l'Italie, Énée rencontra Latinus, le roi du Latium qui désira lui donner sa fille Lavinie en mariage. Cependant, Turnus, roi des Rutules d'Ardée, qui voulait à tout prix prendre Lavinie comme épouse, fit la guerre contre Latium. C'était Énée qui mit fin à la lutte lorsqu'il tua Turnus au combat rapproché. Il épousa, finalement, Lavinie et les deux se donnèrent le jour à Ascagne, futur fondateur d'Albe la Longue.
  • « Aeneas », Greek Mythology Link (1997), Carlos Parada et Maicar Förlag, Internet, 10 août 2011. http://www.maicar.com/GML/Aeneas.html.
  • « Énée (en gr. Aineias, en lat. Aeneas) », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Didon ou Élissa (en lat. Dido)

Selon la légende grecque, Didon, aussi nommée Elissa, fut princesse de Tyr vers IXe siècle av. J.-C. Dépeinte comme la fondatrice de Carthage, certaines versions de la légende prétendent qu'elle se suicida pour éviter d'épouser un chef libyen.
Virgile la fit vivre pendant la guerre de Troie dans son Énéide, où elle est l'amante déchue d'Énée. Veuillez consulter la référence Énée pour apprendre davantage sur le rôle de Didon dans l'Énéide.
  • « Didon ou Elissa en lat. Dido », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.
  • Picard, Gilbert-Charles, « Didon », Encyclopédie Universalis (2009), Paris, Encyclopædia Universalis, Internet, 1er octobre 2009.

Lavinie (en lat. Lavinia)

Selon la tradition, Lavinie était fille de Latinus, roi du Latium, et épouse d'Énée. Elle donna naissance à Ascagne, fondateur mythique des villes latines en Italie, nommément Albe la Longue.

Albe la Longue (en lat. Alba Longa)

Ancienne ville italienne du Latium qui se situa au sud-est de Rome. Selon la tradition, Ascagne, fils du héros légendaire Énée fonda Albe la Longue qui était précurseur de Rome. Elle fut toutefois détruite par Rome en -665 av. J.-C.
  • « Alba Longa », Encyclopædia Britannica Online (2011), Encyclopædia Britannica, Internet, 10 août 2011. http://www.britannica.com/place/Alba-Longa.
  • Chilvers, Ian et M.C. Howatson, éd., « Alba Longa », The Concise Oxford Companion to Classical Literature, Oxford University Press, 1996. Oxford Reference Online, Internet, 10 août 2011.
  • « Albe La Longue en gr. Alba Longa », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Marc Antoine (en lat. Marcus Antonius)

Marc Antoine (83 - Alexandrie 30 av. J.-C.) était un homme politique et général sous Jules César lorsque César fut assassiné en 44. Antoine forma un nouveau gouvernement romain avec Octave (Auguste) et Lépide en 43. Ensemble, les trois se débarrassèrent du parti républicain et se partagèrent le monde romain (-40). Antoine épousa Octavie (la sœur d'Octave), délaissée à cause de l'amour d'Antoine pour Cléopâtre VII. Antoine trouva ainsi une nouvelle ambition : créer un empire hellénique et oriental cosmopolite. Plusieurs conquêtes romaines d'Asie s'ensuivirent (Judée, Phénicie, Coelésyrie, Chypre). Pourtant, à Actium (de la Grèce ancienne), il fut vaincu par Octave sur mer, ensuite assiégé en Alexandrie. Il se donna la mort en 30, entendant les fausses nouvelles du suicide de Cléopâtre et de l'avancement d'Octave en Asie.
  • « Antoine ou Marc Antoine en lat. Marcus Antonius », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Cléopâtre

Née en 69 av. J.-C. en Alexandrie, Cléopâtre VII fut reine d'Égypte de 51 à 30 suivant son mariage avec son frère Ptolémée XIII. Ayant perdu le trône après trois ans, elle le regagna en 46 grâce à Jules César, devenant en même temps sa maîtresse. À l'assassinat de César en 44, elle connut Marc Antoine et l'inspira à partager son rêve d'un empire oriental. Antoine, déjà l'époux d'Octavie, se maria avec Cléopâtre. Il effectua plusieurs conquêtes en Asie (Judée, Phénicie, Coelésyrie, Chypre). Pourtant, comme le règne d'Antoine et de Cléopâtre posa un menace à la domination romaine sur la Méditerranée, Octave les attaqua et fut victorieux contre les deux à Actium en 31. Entendant la fausse nouvelle du suicide de sa femme Cléopâtre, Antoine se suicida. Après avoir sollicité la clémence d'Octave, Cléopâtre se suicida en se faisant mordre par un aspic.
  • « Cléopâtre », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Mars

Dieu romain de la guerre, de la végétation, du printemps et de la jeunesse. Selon la légende, il est fils de Junon et de Jupiter et le père des jumeaux Romulus et Remus, qu'il aurait eus de son union avec Rhea Silvia.
Dans la mythologie grecque, il représente toujours le dieu guerrier mais il est renommé Arès. Fils de Zeus et d’Héra et un des douze Olympiens, il est connu non seulement pour ses combats mais aussi pour ses nombreuses aventures avec la déesse Aphrodite (Vénus).
  • « Arès / Mars », Le grenier de Clio (2001-2008), Mythologica.fr, Internet, 16 février 2010. http://mythologica.fr/grec/ares.htm.
  • « Mars », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Auguste (en lat. Caius Julius Caesar Octavianus Augustus) (aussi : Octave)

(Rome - 63 av. J.-C. - Nole 14 ap. J.-C.). Auguste fut l'empereur de Rome de -27 av. J.-C. à -14 ap. J.-C. En -45, il devint le petit fils adoptif de Jules César (jusqu'alors, il en était le petit-neveu), et à la mort de l'homme d'état, Auguste devint l'héritier de Rome, ce qui lui rendit aussi le rival de Marc Antoine. Après que celui-ci fut vaincu à Modène, Auguste fonda avec Lépide et Antoine le deuxième triumvirat en -43. Les trois divisèrent par la suite l'Empire romain entre eux ; ce fut Auguste qui prit l'Occident. Pendant son règne, Octave fut victorieux contre Sextus Pompée en Sicile (-36) ainsi que contre Cléopâtre (-31), de qui il reçut l'Égypte. En -38, on lui donna le titre d'Imperator et en -28, celui de princeps senatus (le premier ayant le droit de s'exprimer dans des délibérations sénatoriales). Onze ans après, il reçut aussi le titre d'augustus (terme religieux). Pendant ce temps-là, Auguste fit de Rome un principat, ce qui rendit l'ancienne république l'équivalant d'un Empire qui avait pour Empereur le Sénat et le peuple.
  • « Auguste », Wikipédia l'encyclopédie libre (12 août 2009), Los Angeles, Wikimedia Foundation, Internet, 1er octobre 2009. http://fr.wikipedia.org/wiki/Auguste.
  • « Auguste en lat. Caius Julius Caesar Octavianus Augustus », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.

Lucifer

s. m. Chez les anciens Païens, Étoile de Vénus, quand elle précédoit le Soleil. Chez les Chrétiens, chef des Démons. Veuillez consulter également la référence Satan.
  • « Lucifer », Dictionnaire de l'Académie française en ligne (1798), The ARTFL Project, Department of Romance Languages and Literatures, University of Chicago, Internet, 12 août 2010.

Satan (en hébr. ha-sâtân)

Le nom vient du mot hébreu ha-sâtân, qui veut dire « l’Adversaire en justice, l’Accusateur », et correspond au mot grec diabolos (accusateur, calomniateur). Dans les traditions juive et chrétienne, Satan fut le chef des démons. Dans le poème épique Le Paradis perdu (Paradise Lost) de John Milton, le poète décrit l’avènement au pouvoir de ce démon. Celui-ci est mentionné dans les livres Zacharie III, 1 ; Job, I et II ; et Apocalypse II de la Bible.
  • « Satan en hébr. ha-sâtân », Le Petit Robert : Dictionnaire illustré des noms propres, Paris, Dictionnaires le Robert, 1994.