Le mariage sous L'Ancien Régime

Le poème « Contre Un Hobreau Cocu, & Gentil-homme à la fourche. » fait partie du recueil Les satyres bastardes.

CONTRE VN
Hobreau Cocu, & Gen-
til-homme à la
fourche.

  • QVoy! ceſt hobreau fougueux
  • Ce gentillaſtre ombrageux,
  • Tenant ſa femme a l’attache,
  • Penſoit il doncques euiter,
  • Que l’on ne luy vit point porter,
  • D’Acteon le braue panache.
  • Croyoit il que par raiſon,
  • Tenant ſa femme a la maiſon,
  • Il n’auoit point des eſcornes,
  • Ah ! Dieu qu’il eſt euanté,
  • Car c’eſt ainſi qu’eſt planté,
  • L’arbre qui porte les cornes.
  • Puis ne ſçait-on que l’amour,
  • Fauſſe la plus forte tour,
  • Pour enſuivre la nature,
  • Va va mon cœur ne te ſoucie,
  • Il n’eſt pas plus diable que nous.
  • Mais ſçais tu bien en ceſte affaire,
  • Maintenant qu’il te conuient faire,
  • Pour le bien payer tout d’vn coup.
  • C’eſt qu’en eſchangeant ſon langage,
  • Luy faut apprendre le ramage.
  • Que tient au printemps le Coucou.