Ferdinand II de Habsbourg

Empereur germanique (1619-1637). Succédant à son cousin Mathias II, il se trouva aux prises avec le soulèvement protestant de la Bohême qui fut à l'origine de la guerre de Trente Ans. Déchu et remplacé par l'électeur palatin Frédéric V que la noblesse tchèque avait élu roi, il écrasa son adversaire à la Montagne Blanche (1620). En 1626, Christian IV, qui avait repris la tête du parti protestant en Allemagne, était battu à son tour (Lutter) et Ferdinand imposait la paix de Lübeck (1629). Les excès de la répression (édit de Restitution) provoquèrent une reprise des hostilités, Gustave II Adolphe, poussé par la France, intervint et remporta une suite de victoires (Breitenfeld, le Lech, Lützen), mais sa mort permit à l'empereur un rétablissement (Nördlingen). Ferdinand fut secondé par de brillants généraux (Tilly, Wallenstein, Maximilien de Bavière). On l'accuse généralement d'avoir obéi à un catholicisme et à un autoritarisme excessifs et intransigeants, mais sans doute agissait-il surtout dans le désir de consolider les possessions des Habsbourgs.